Train World (25-11-2016)

L’ère de la vapeur demeure une période fascinante de l’histoire du rail.

 

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Train World rassemble les pièces les plus précieuses du patrimoine ferroviaire belge. Le musée du train a collecté son patrimoine à travers tout le pays. Ainsi, 22 exemplaires de locomotives et matériel roulant, 1.250 objets et 64 projections sont désormais exposés en les murs de la gare de Schaerbeek et de son extension de 8000 m².

Le célèbre dessinateur François Schuiten, Schaerbeekois, a réalisé la scénographie du musée, en collaboration avec Expoduo. Train World constitue dès lors un récit, une succession de décors qui entraîne les visiteurs à travers le passé, le présent et l’avenir des chemins de fer.

La scénographie est grandiose. La musique de fond achève de vous faire voyager dans le temps, à une époque on entendait le train freiner et que de la vapeur s’échappait sous les roues de la locomotive..

 

C’est dans une salle sombre que débute la visite. Sur une carte qui semble flotter dans les airs, des dates défilent. La plus ancienne, le 5 mai 1835, nous renseigne sur le jour où un train roulait pour la première fois en Belgique et sur le continent européen. Car, ne l’oublions pas : avec la ligne Bruxelles-Malines, Bruxelles est devenue la première capitale au monde à être desservie par un train !

 

Dans cette salle, nous découvrons comment, petit à petit, le réseau belge s’est développé. Des lumières intelligemment disposées mènent notre regard vers les plus anciennes locomotives à vapeur du musée : L’Éléphant (1835), la locomotive Pays de Waes (1844), la locomotive type 18 (1902).

 

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Victor Hugo prit le train pour la première fois en Belgique sur la ligne Anvers-Bruxelles. Émerveillé, il écrivit : “Il faut beaucoup d’efforts pour ne pas se figurer que le cheval de fer est une bête véritable.

 

Maquette de la locomotive à vapeur ‘L’Eléphant’

 

Avec ‘la Flèche’ et la ‘Stephenson’, ‘L’Eléphant’ assura le tout premier parcours destiné au transport de voyageurs sur le continent européen, entre Bruxelles-Allée Verte et Malines, le 5 mai 1835.

 

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La locomotive fut construite en 1835 par la firme britannique ‘Charles Tayleur and Company’ et était à l’origine destinée aux trains de marchandises. Elle pesait 20 tonnes et disposait d’une puissance de traction de 100 CV.

En 1885, une réplique de la locomotive fut réalisée à l’occasion du cinquantenaire des Chemins de fer de l’Etat belge. ‘L’Eléphant’ originale fut démantelée par l’occupant allemand durant la Première Guerre Mondiale.

 

La locomotive « Pays de Waes »

 

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Les neuf premières locomotives destinées au chemin de fer d’Anvers à Gand avaient été fournies de 1842 à 1844 par l’ancien atelier Postula, situé près de la place du Jeu de Balle à Bruxelles, et mieux connu sous l’appellation d’ « Atelier du Renard » à cause de la proximité de la rue du même nom.

Ces locomotives-tender légères à roues libres de 1,50 m avaient été étudiées par De Ridder. Elles étaient munies d’une soute à eau en selle et pesaient 17,55 t en charge. Le système de distribution s’effectuait au moyen de deux tiroirs permettant la marche avec détente ou à pleine pression. Les cylindres étaient disposés à l’extérieur, de part et d’autre du foyer vertical.

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Les locomotives n° 1 à 9 portaient respectivement les noms suivants : « La Flandre », « Pays de Waes », « Richaet », « P. Verheyen », « Anvers », « Gand », « Saint-Nicolas », « Lokeren », « Beveren ».

Ces locomotives ont circulé quelque cinquante ans, jusqu’en 1896 quand l’État belge reprend l’exploitation de la ligne est met la voie à l’écartement normal de 1 435 mm.

 

On peut admirer la n° 2 « Pays de Waes », la locomotive la plus ancienne qui ait été conservée sur le continent européen. La locomotive fut mise en service en 1844.

 

  • Constructeur : Ateliers Postula
  • Année de construction : 1842
  • Poids : 13,5 tonnes
  • Poids en charge : 17,55 tonnes
  • Écartement : 1,145 m
  • Diamètre des roues : 1,500 m
  • Hauteur : 3,950 mètres

 

La locomotive 10.018 de type « Pacific »

 

La Type 10 des chemins de fer belges (SNCB) était une locomotive à vapeur rapide de type Pacific (disposition d’essieux 231, soit du nez à la cabine : un bogie à 2 roues porteuses, puis trois grandes roues motrices et enfin d’un autre essieux porteur solidaire du châssis).

 

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La 10.018, dernière machine à avoir arpenté la ligne du Luxembourg, est préservée.

Vers 1910, l’ingénieur Flamme était en train de dessiner un nouveau modèle de locomotive. Elle devait devenir une locomotive puissante et rapide destinée à tracter les trains sur les pentes entre Bruxelles et le Luxembourg. Le modèle fut la type 10, numérotée 4500-4558, puis 1001 à 1049 et ensuite 10.001 à 10.049. Remarquez que certaines machines n’ont pas survécu à la première guerre mondiale.


Le but était d’utiliser un maximum de technologies belges, ce qui donnait cet air bizarroïde.

Deux types furent construits: le type léger et le type lourd. Ce dernier ne pesait que quelques tonnes de plus.

Pour leur époque, ces machines produisaient déjà une puissance de 2250 CV et atteignaient une vitesse de 50 km/h sur une pente de 16% avec un train de 381 tonnes au crochet. La vitesse maximale étant 120km/h. Au cours du temps, des modifications ont été appliquées dont les plus visibles concernent la cheminée, le coupe-vent sur le toit, le tender et pares-à-vent. Au moment de la seconde guerre mondiale, les prestations furent améliorées la rendant aussi puissante que la type 1: 500 tonnes au lieu de 381 pour les mêmes circonstances.

Par coup de malchance, l’électrification et les diesels leurs barraient le chemin du temps: elles quittaient les voies l’une après l’autre. La dernière, 10.016, tenait bon jusqu’en 1965.

Heureusement qu’on a décidé de conserver la 10.018 en 1959, mais cette loco n’est pas en état de marche à ce jour dû à des fissures dans les roues et autres.

Cette machine est également liégeoise, mais provient de l’usine John Cockerill à Seraing. Construite en 1912, la type 10 remorquait des express lourds de voyageurs sur les lignes de Bruxelles vers Luxembourg et vers Verviers Sa vitesse commerciale maximale était de 120 km/h. Cette locomotive qui était en service jusqu’en 1959, est exposée dans sa livrée verte SNCB.

 

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Locomotive 18.051 de type « American »

 

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Cette locomotive fut fabriquée à Liège en 1905 dans les ateliers de la SA Saint-Léonard en s’inspirant du modèle des locomotives écossaises de la « Caledonian Railway ».

 

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Elle pouvait atteindre une vitesse maximale de 120 km par heure, ce qui lui permettait de remorquer des trains blocs (train à composition fixe reliant les grandes villes). Elle remorquait également les trois voitures royales qui furent assemblées sous le règne de Léopold II et d’Albert Ier. Les amateurs de faste ne manqueront pas d’être enchantés par les deux voitures royales restaurées qui datent de 1901 et de 1939.

Dans le cadre de sa restauration , la type 18 a retrouver sa livrée d’origine brun chocolat qui était celle des Chemins de Fer de l’Etat Belge avant 1930.

Le régime Mc Intosh aux chemins de fer de l’Etat belge  s’étend de 1898 à 1910 et désigne la période durant laquelle les ingénieurs de la compagnie conçurent des machines à vapeur dérivées de la classe 721 « Dunalastair » des Caledonian Railways conçues par l’ingénieur John F. Mc Intosh. Deux grands types furent conçus sur cette base : le type 17 (dont dériveront les types 18,19 & 20), une machine de ligne à arrangement de route 2-2-0 et le type 15 (dont dériveront les types 14 & 16), une machine tender pour trains omnibus à arrangement de route 2-2-1. On peut la considérer comme une période de transition entre les régimes Belpaire (1864-1898) et Flamme.

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Locomotive 12.004 de type « Atlantic »

 

La mythique Type 12 Atlantic est la star de Train World.

 

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Son aérodynamisme, sa puissance et ses roues de 2,10 m de diamètre en font un véritable monstre de vitesse, mais d’une beauté époustouflante ! La loco est du type « Atlantic » ce qui veut dire aussi qu’elle est faite pour les trains rapides sur terrain plat.

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D’ailleurs, en 1939, elle effectue le trajet Bruxelles-Ostende en 57 minutes. Filant à plus de 120 km/h de moyenne, elle obtient alors le ruban bleu, le record mondial de vitesse d’un train à vapeur sur une ligne régulière, en service commercial. Lors d’essais, elle a même atteint la vitesse record de 165 km/h.

C’est avec enthousiasme que la presse relate cet événement.

Lorsque les six Type 12 Atlantic sont livrées en 1939 par les usines Cockerill à la SNCB, elles sont saluées pour leur modernité. Et pourtant, elles entrent en service au moment même où la traction à vapeur est remise en cause et subit la concurrence des tractions diesel et électrique.

Les Type 12 sont donc condamnées à terme, alors que ces machines n’ont pas trente ans !

Après la guerre, les machines roulaient aussi jusqu’à Liège, même si elles n’étaient pas construites pour ça. Bien sûr ce n’était pas le seul trajet: elles étaient aussi utilisées sur le trajet Bruxelles-Roosendaal et d’autres trajets plats et rapides.

L’ultime voyage de l’une d’elles a lieu en 1962, entre Lille et Bruxelles.

Ensuite, elles sont envoyées à la casse !

Lorsqu’il voit défiler un convoi funèbre de locomotives à vapeur promises au ferraillage, le patron de l’atelier de Bruxelles-Midi décida d’en garder une sur le côté.

Elle fut remise en état en 1985 en l’honneur des 150 ans de chemins de fer en Belgique mais pas pour longtemps: Des ennuis mécaniques l’ont contraintes à un repos bien mérité.

 

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Trouvé sur le WEB :

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Locomotive à vapeur type 51

 

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La locomotive 1152 faisait partie d’une série de 471 locomotives-tender conçues pour le service des manœuvres.

Elle fut construite et mise en service en 1879. Cette vieille dame, d’une puissance de 250 CV, pouvait atteindre une vitesse maximale de 45 km/h.

La locomotive fut utilisée sur le réseau belge jusqu’en 1929 avant d’être vendue à la firme SA Carbonisation Centrale.

En 1967, la locomotive fut mise à la disposition d’un musée des chemins de fer. Elle fut récemment restaurée à Gentbrugge.

 

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Locomotive électrique 15.03

 

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La série 15 est une série de cinq locomotives électriques polycourant commandée en 1962 par la SNCB pour pouvoir tracter les trains internationaux sur la ligne TEE Paris-Bruxelles-Amsterdam.

Les derniers exemplaires assurèrent leurs ultimes parcours en 2004.

 

Le train postal

 

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Dans ce wagon, à gauche le courrier pour la Wallonie, à droite pour la Flandre !

 

Rame électrique AM35

 

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In 1935, the Belgian Railways celebrated its centenary, and marked the occasion with the inauguration of the first electric line on the network, namely Line 25 from Brussels-North to Antwerp-Central.  The electrification of Line 25 was intended as the start of the full electrification of all of the main lines of the Belgian Railway network.

Now, I have to add at this point that the electrification of Line 25 was not the first electric railway in Belgium.  That honour went to Line 160, which linked the stations of Brussels-Quartier Léopold (nowadays Brussel-Luxembourg station) and Tervuren, however, this was just a local branchline, with electric trains based on those of the Paris suburban network which in the end would not be compatible with the rest of the electric neetwork; Line 160 would eventually close in December of 1959.

Together with the electric network came new equipment in the form of the AM35 of 1935.  This class of electric multiple units consisted of 12 articulated, four-part units, with Second and Third class seating.

Soon, though, experience showed that the AM35 class was insufficient for use on the busy Antwerp-Brussel mainline.  Especially during peak hours, the trains ended up being crowded, even when it consisted of two coupled AM35s; as a result, additional carriages were built in 1939, so that during peak hours, the four-part EMU’s could be quickly converted to six-part units.  However, the railways also ordered additional EMU’s, which entered service in 1939 as the AM39, a class of eight dual-carriage units which would go on to form the template of the post-War EMU’s of the Belgian Railways.

The outbreak of War in 1939 curtailed the electrification programme of the Belgian Railways, and for 14 years the Antwerp-Brussels line would remain the only stretch of mainline railways in Belgium to be electrified.  This remained so until 1949, when line 124 linking Brussels and Charleroi was opened as the first stretch of Belgian railways to be electrified in the post-War era.  After this, things progressed quickly, with new electric lines being inaugurated on an annual basis, and literally hundreds of electric units and locomotives being delivered in the decade following.

The AM35s of 1935 remained in passenger service until 1962.  8 units were subsequently converted into two-part Postal units, and continued to see use as such until 1989.  Unit 12 was preserved in its entirety, and even returned to service in 1985 to celebrate 150 years of Belgian Railways; however it was permanently withdrawn from use in the mid-1990s.  Unfortunately, only one extremity is on display at the museum, with the remaining three cars of unit 12 being held at the Schaarbeek depot across the line from the museum.

 

(Extrait d’un site WEB)

 

Pont Vierendeel

Un élément de pont montre la technique innovante de construction pour alléger l’ouvrage d’art.

 

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Une salle fascinante où d’innombrables objets des chemins de fer sont exposés.

 

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La magie opère. Les plus curieux s’attardent pour comprendre l’utilité de ceux-ci.

 

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Pour moi, ce pèse-personne qui délivrait un ticket avec le poids. Cela me rappelle les voyages en train vers Bruxelles avec ma grand-mère.

 

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En fin de visite, un dernier regard sur la maquette de la locomotive « Le Belge ».

 

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« Le Belge » présentait les dispositions que la locomotive devait garder longtemps : à l’avant, deux cylindres intérieurs horizontaux placés sous la boîte à fumée ; longerons extérieurs aux roues ; un essieu porteur à l’avant ; l’essieu moteur à grandes roues indépendantes, au milieu ; un essieu porteur à l’arrière du foyer. Le corps cylindrique était recouvert de planches maintenues au moyen de cercles de cuivre.

 

 

Pour compléter :

 

http://www.histoire-des-belges.be/au-fil-du-temps/epoque-contemporaine/les-premiers-trains-belges-en-1835

 

http://www.trainworld.be/fr

 

http://www.club-rmm.be/telecharge/tw.pdf

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Train_World

 

http://www.trainworld.be/src/Frontend/Files/userfiles/files/Parcours_Adultes.pdf

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_de_Waes_(locomotive)

 

http://rixke.tassignon.be/spip.php?article473

 

http://rixke.tassignon.be/spip.php?article947

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Type_10_(SNCB)

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Type_14_%C3%A0_20_(SNCB)

 

http://www.activitysimulatorworld.net/chargements_temporaires/ASW_Chargements_LocVapeur.html

 

http://www.railfaneurope.net/pix/be/steam/10018/pix.html

 

http://www.trainworld.be/src/Frontend/Files/userfiles/files/SUR%20LA%20BONNE%20VOIE%20fr.pdf

 

http://vapeurvive.skynetblogs.be/archive/2006/10/27/un-autre-chef-d-oeuvre-le-type-12.html

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mat%C3%A9riel_roulant_de_la_SNCB

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rie_15_(SNCB)

 

http://www.rail.lu/materiel/sncb15.html

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_Vierendeel

 

http://rixke.tassignon.be/spip.php?article192

 

 

 

Photos

 

http://flickrhivemind.net/Tags/sncb,stel

 

http://kanyiko.deviantart.com/art/Schaarbeek-021015-TrainWorld-AM35-unit-12-565222007

 

http://train-world.deviantart.com/

 

 

 

 

 

 

Westphalie (3) : Nordkirchen et Kalkaar

Troisième journée : Nordkirchen et Kalkaar

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Nordkirchen, le « Versailles de Westphalie ».

Le prince-évêque de Münster, Friedrich Christian von Plettenberg, fait l’acquisition de l’ancien château médiéval en 1694. Il décide de construire sur son emplacement un nouvel édifice. Les travaux du nouveau château commencent en 1703 sous la direction de Gottfried Laurenz Pictorius. En 1723, le neveu du prélat, Ferdinand von Plettenberg fait appel à l’architecte Johann Conrad Schlaun qui le termine en 1734.

Le château passe ensuite entre les mains du fils de Ferdinand von Plettenberg, le comte Franz Joseph, puis de son petit-fils, Franz Joseph Anton.

À la mort du dernier des Plettenberg, en 1891, le château devient la propriété de la branche hongroise de la famille, les Esterhazy.

Il est vendu en 1903 au duc Engelbert-Marie d’Arenberg.

Au début du XXe siècle, les jardins sont redessinés selon leur style initial, avec les parterres de broderies, l’allée des sculptures, l’île de Vénus.

 

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Les plans de transformation des parcs du château prirent fin à l’éclatement de la Première Guerre mondiale. L’ensemble fut de moins en moins entretenu et se délabra presque complètement jusqu’à la prise en charge par le Land de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 1958.

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A partir de cette date, le château et l’orangerie furent restaurés pour devenir le cadre de l’Institut Universitaire de Technologie des Finances et les premières mesures de remise en état des parcs furent prises, principalement dans le jardin nord et le jardin est, ainsi que sur l’île du château.

Les murs de ce vaste édifice abritent des œuvres d’art intéressantes

Au plafond de la chapelle, on trouve une représentation en trompe-l’œil sur toile de l’Assomption de la Vierge entourée à chaque coin d’une représentation en haut relief des quatre évangélistes accompagnés de leurs symboles respectifs.

 

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Dans le vestibule, on trouve des peintures de l’italien Rico, mais également ses imitations de marbre noir sur des colonnes en bois. Des bustes de marbres des anciens propriétaires (Ferdinand von Plettenberg) et dans l’ escalier, une magnifique statue de lui, enfant, accompagné de son chien.

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La salle de Jupiter est richement décorée.

 

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Lors de cette intéressante visite, la guide locale attira notre attention sur un roman de Michel de Didisheim : « Tu devais disparaître ». Ce roman se base sur l’histoire d’une petite fille à laquelle on a masqué son ascendance maternelle. Elle était l’arrière- petite-fille de la rien Victoria. Elle a épousé en seconde noce un Arenberg, a vécu à Nordkirchen pendant la guerre et sera enterrée dans la chapelle du château d’Enghien.

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Kalkar

Le principal monument de la ville est l’église Saint-Nicolas (Sankt Nicolai), qui contient de nombreux retables et notamment le retable de la Passion de Maître Arnt (actif de 1460 à 1491), l’artiste le plus influent du Rhin inférieur à cette époque.

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À la fin du Moyen âge, les ateliers de la région du Bas-Rhin déploient une intense activité dans le domaine de la sculpture. Dans les villes de Kalkar et de Xanten, de grands retables d’autels y témoignent encore de la virtuosité technique et de l’imagination fertile des sculpteurs qui firent la réputation de ces centres de production.

Ainsi, on trouve à Kalkar les œuvres de l’un des artistes les plus importants, maître Arnt, dont l’activité est attestée à partir des années 1460.

L’influence de cet artiste sur les autres sculpteurs de son temps fut considérable : ses œuvres témoignent d’une familiarité avec les œuvres de Rogier van der Weyden, notamment par l’intensité dramatique de la représentation, servie par des compositions efficaces et une puissante plastique

 

Maître-autel : sculptures de Maître Arnt et de ses successeurs Jan van Halderen et Ludwig Juppe, tableaux de Jan Joest et de ses élèves.

Le retable ouvert a pour thème la Passion du Christ. La représentation est répartie sur la panneau central, mais elle commence dès la prédelle, avec l’entrée à Jérusalem et la Cène, et se poursuit sur les tableaux du volet droit avec la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte et la Mort de la Vierge.

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Le retable sculpté donne à voir une superposition et un enchevêtrement d’un très grand nombre de scènes petites et grandes autour de la vie et de la Passion de Jésus avec, comme couronnement, la scène de la crucifixion dans le haut de la partie centrale. On peut observer que le retable est composé de morceaux sculptés individuellement puis assemblés; avec le temps, cette composition apparaît plus clairement. La peinture des panneaux, d’usage à l’époque, aurait cachés les coupures, mais les panneaux n’ont pas été peint, soit par manque d’argent, soit parce que les goûts avaient évolués.

Autel des sept douleurs : Henrik Douverman, Hendrik Grotens et Ferdinand Langenberg

Partant de la personne de l’ancêtre Jesse, figuré dans la prédelle, les branches richement ciselées s’élèvent et enlacent les autres ancêtres de Jésus qui encadrent la structure à compartiment de l’écrin central. Le chêne cassant semble libéré de ses contingences, tant il se tord et se plie jusqu’à monter dans une auréole rayonnante qui contenait autrefois une statue pieuse, remplacée par une Vierge à l’Enfant en gloire de style néo-gothique.

 

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Tout en relatant des scènes bibliques, Douverman conserve l’usage de l’époque de représenter des personnages vêtus selon la mode du jours. Les vêtements des personnages importants contiennent tous les attributs de la mode du jour. Cela se voit particulièrement bien dans les personnages qui paradent devant les crucifiés. Et même dans la présentation au temple, l’enfant Jésus est emmailloté comme c’était alors l’usage.

Autel de saint Georges : Maître Arnt, Derick Baegert, Ludwig Jupan

La partie centrale du retable est l’œuvre de Maître Arnt, aussi appelé Arnt van Zwolle, ou Arnt Beeldesnider (« Arnt le scupteur »), et se présente dans sa forme originelle. Le panneau a été commencé vers 1480 et achevé en 1492. La vie et le martyre de Georges, comme racontés par la légende, sont décrits dans neuf scènes. Elles sont représentées dans un arrière-plan commun, séparé en trois parties par deux fines colonnes torsadées. La scène centrale montre saint Georges à cheval qui défait le dragon. À ses côtés, agenouillée, la princesse Aja délivrée par Georges, et au-dessus le père de la princesse, roi de la ville légendaire Sibèle menacée par le dragon.

 

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Autel de la Vierge Marie : Ludwig Jupan

 

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Autel de Crépin et Crépinien : Kerstgen van Ringenberch

 

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Autel de la Trinité : Arnt van Tricht

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Autel de saint Jean-Baptiste : Arnt van Tricht

 

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Autel de saint Jacques : Maître Rutger et un élève de Maître Arnt

 

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Autel de sainte Anne trinitaire : inconnu.

 

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On remarque encore ce lustre élégant de la Vierge en gloire.

 

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Il consiste en un piédestal avec des figures auxquelles sont attachées des porte-cierges métalliques; au centre une double Vierge, debout sur une lune, entourée d’une mandorle de rayons de soleil et complètement entouré d’un arbre de Jessé.

Retable de la Mort de Marie

 

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Vitraux

Ce qui rend l’église unique, c’est le lien existant entre ces œuvres d’art médiéval et les fenêtres contemporaines, réalisées par le biologiste, physicien et peintre de vitraux Karl-Martin Hartmann en l’an 2000.

 

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Orgue

L’orgue a été construit par le facteur d’orgue Seifert, de Kevelaer, en 1968. Il possède des claviers et registres électroniques. L’orgue est enchâssé dans un buffet qui avait été construit pour l’orgue précédent.

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Pour compléter :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Nordkirchen

https://de.wikipedia.org/wiki/Schloss_Nordkirchen

http://cmsfr.eghn.org/nordkirchen-garten.html

http://www.ruhrnachrichten.de/bilder/nordkirchen/cme119855,3085387

http://www.lalibre.be/culture/livres-bd/didisheim-le-roman-d-un-siecle-51b8ba11e4b0de6db9bae5e9

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Nicolas_%28Kalkar%29

Le mot de la fin

Ainsi ce termine un agréable voyage à la découverte d’un patrimoine intéressant.

Merci à Geneviève qui l’avait organisé et à Isabelle (Art&Fact) qui nous a si bien guidé durant ces trois journées bien remplies.

 

Westphalie (2) : Münster

Deuxième journée 

Visite de Münster, d’abord sous la brume et puis sous un soleil éclatant.

 

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Un dicton populaire raconte qu’à Münster, « Soit il pleut, soit les cloches sonnent. Et si c’est les deux, alors on est dimanche ».

Cette petite cité coule aujourd’hui des jours tranquilles, à l’abri de la monumentale cathédrale Saint-Paul, fondée au XIIe siècle, reconstruite en 1952, car entièrement détruite, comme le reste de la ville, en 1945 (16 000 bombes explosives en février et mars l’ont rayée de la carte). 

Tirant son nom du latin « Monasterium ». la ville ancre les racines de son riche passé dans l’époque médiévale.

 

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Évangélisée au VIIIe siècle par un émissaire de Charlemagne, Saint Ludger, elle devient le plus ancien évêché d’Allemagne du Nord.

Depuis lors, chaque période a laissé sa marque sur cette ancienne ville de la ligue hanséatique – de l’hôtel de ville gothique au château baroque, et des reconstructions d’après-guerre aux édifices contemporains, comme le flambant neuf Musée de l’art et de la civilisation.

Un patrimoine exceptionnel est niché au cœur de la ville. Au détour de chaque rue, Munster dévoile ses trésors, des maisons aux arcatures médiévales de la Prinzipalmarkt à l’hôtel de ville gothique, théâtre en 1648 d’un épisode majeur dans le traité de paix entre Néerlandais et Espagnols.

Plusieurs clochers rythment le paysage urbain : à la cathédrale Saint-Paul, harmonieux mariage entre roman et gothique, répondent les surprenantes cages en fer de l’église Saint-Lambert.

 

La cathédrale Saint-Paul (Sankt Paulus Dom) est le monument le plus célèbre de la ville. Elle est pour l’essentiel une œuvre du XIIIe siècle.

 

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Elle fut presque entièrement détruite (voûtes, arcs, piliers, statues, objets de valeur…) pendant la seconde guerre mondiale. Elle fut reconstruite en dix ans lors de la reconstruction de Münster.

 

 

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L’horloge astronomique est une merveille de technique. Elle se situe dans le déambulatoire de la cathédrale.

 

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La première horloge avait été détruite par les anabaptistes, mais on n’a jamais su précisément de quand elle datait. Mais une fois que le règne des anabaptistes fut terminé, on reconstruisit une autre horloge astronomique au même emplacement en 1540.

Trois personnes participèrent à sa création : le mathématicien et imprimeur Dietrich Tewyvel, le moine franciscain et auteur du calendrier Johan von Aachen, et le forgeron Nikolaus Windenaker. Pour donner à l’horloge astronomique une allure plus artistique, on fit appel à un peintre et à un sculpteur.

Tom Ring l’Ancien a peint au sommet une galerie occupée par des spectateurs.

 

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Tous les jours à midi, la ronde des rois mages sort d’une petite porte de l’horloge. Pendant qu’ils tournent autour d’un axe pour revenir à l’intérieur de l’horloge, un vieux carillon joue un air de Noël.

 

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Il y a deux personnages de chaque côté de la partie supérieure de l’horloge.

A l’extrême gauche, le sonneur sonne les heures pleines, et sa femme tape en même temps avec un marteau sur une cloche.

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Puis à l’extrême droite, Chronos tenant un sablier et une faux qu’il remet à sa voisine « La Mort », cette dernière sonnant les quarts d’heure avec un marteau.

 

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Cette horloge présente aussi les différents phases de nombreuses planètes, de la lune et du soleil.

 

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Le cœur de la ville hanséatique historique bat sur le marché principal (Prinzipalmarkt).

Grâce au développement du commerce de la Hanse, Münster devint une ville prospère. Les marchands se regroupaient sur la grande place de la cathédrale, surtout à l’occasion du Send. Dans les rues du Prinzipalmarkt, de la Salzstrasse et du Roggenmarkt, les marchés s’alignaient, puis peu à peu, à partir du XIIe siècle, s’y installèrent définitivement: les marchands les plus riches construisaient leur maison à pignons et arcades. Sous les arcades étaient exposées les marchandises, derrière des pièces pour les entreposer, et à l’étage les chambres des marchands.

Malheureusement, les maisons du Prinzipalmarkt s’effondrèrent sous l’assaut des bombes en 1945 et seulement deux maisons originales restèrent debout.

La reconstruction aurait duré si les maisons avaient été reconstruites telles qu’elles l’étaient avant : c’est pour cela qu’on ne reconstruisit pas les maisons avec tous leurs détails architecturaux mais dans un style plus simple en conservant la forme principale.

 

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La façade à pignon de l’Hôtel de Ville (détruit pendant la guerre, l’édifice a été reconstruit entre 1950 et 1952, grâce à une souscription lancée au sein des commerçants et chefs d’entreprises locaux) est une très belle œuvre de l’architecture gothique civile en Europe au XIVe siècle. Elle est ornées de fins remplages et de pinacles.

 

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Remplage (Architecture) : Armature de pierre qui, dans l’architecture gothique, encadre les vitraux des fenêtres polylobées.

Et c’est dans l’hôtel de ville que se déroulèrent une partie des négociations qui ont abouti à la signature de la Paix de Westphalie en 1648, mettant fin à la guerre de Trente Ans, une guerre de religion qui avait dévasté une bonne partie du pays.  

La salle du Conseil fut rebaptisée « salle de la Paix« . C’est aussi dans cette salle que fut proclamée l’indépendance des Pays-Bas qui appartenait alors à l’Allemagne et de la Suisse, la cession à la France de l’Alsace et des Trois Évêchés (Metz, Toul et Verdun).

Ses boiseries Renaissance ont été conservées intactes. De petites scènes symboliques ou grotesques masquent les casiers des archives. Le banc des conseillers s’adosse à de beaux panneaux sculptés de niches à personnages et d’une frise d’où émergent des têtes de bourgeois.

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Les peintures représentent les souverains des principaux pays signataires.

La cheminée a été construite après la guerre. Elle est différente de l’originale qui datait de 1577 et reprend des scènes de la Bible.

 

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Pas loin, la tour (Stadhausturm) de l’ancien hôtel de ville.

 

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Au passage, notre regard est attiré par l’élégante flèche ajourée de l’église Saint-Lambert (99 m).

 

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Depuis le XIXe siècle, elle coiffe la tour à laquelle sont suspendues trois cages de fer dans lesquelles furent exposés les cadavres des chefs anabaptistes – secte prônant le baptême pour les adultes seulement – après la répression du mouvement (1536).

 

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Cette église fut construite par les commerçants et les bourgeois du début de la Hanse, en 1375. Ils la préféraient à la cathédrale : cette dernière était le symbole du pouvoir ecclésiastique, tandis que la Lambertikirche était le symbole de la richesse bourgeoise et marchande.

Elle est de style gothique, et fut construite selon le modèle de la cathédrale de Fribourg. Elle est composée d’une nef principale et de deux nefs adjacentes de même hauteur, soutenues par de nombreux piliers élancés. On remarque aussi la présence de nombreux grands vitraux.

 

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Les cages de la Lambertikirche

Accrochées au clocher, il y a trois cages en fer. Au XVIe siècle, les anabaptistes voulurent instaurer le royaume millénaire de Dieu. Lorsque le dernier roi, Jan van Leyden (Jean de Leyde), et ses deux meneurs furent exécutés par l’évêque en 1536, le règne effroyable des anabaptistes cessa. Pour servir d’exemple, l’évêque fit construire trois cages dans lesquelles il mit leur cadavre et qu’il suspendit en haut du clocher.

La théocratie anabaptiste

En janvier 1534, le prêcheur anabaptiste Jan Matthijs envoya d’Amsterdam un certain Jean de Leyde, « apôtre » qu’il avait lui-même baptisé en novembre 1533, vers Münster. Le 2 mars 1534 (mais selon certaines sources dès la mi-février même), il lui emboîta le pas et proclama Münster «Jérusalem céleste». Bien que le nouveau conseil des échevins soit favorable aux idées des anabaptistes, l’arrivée de Matthijs déchaîna le jour même une controverse des Images en ville. Toutes les églises et monastères furent dévastés afin d’expurger les traces du passé mensonger. Le prédicateur annonça son « Programme apocalyptique1 » :

  1. Il faut anéantir les incroyants en vue de la parousie,
  2. Le Christ instituera une théocratie terrestre,
  3. Les « émissaires apostoliques » sont invincibles et doivent annoncer l’imminence du Royaume.

Le 24 février 1534, Matthijs enjoignit aux habitants de Münster de venir se faire baptiser ; celui qui entendait s’y refuser devait quitter la ville avant minuit. On ordonna de brûler tous les livres à l’exception des Bibles. Matthijs déclara la communauté des biens et la Polygynie (une forme de polygamie).

Entretemps, l’évêque de Münster Franz von Waldeck avait fait arrêter Bernd Rothmann le 23 janvier 1534 et entreprit d’assiéger la ville dont il avait été chassé.

Le 5 avril 1534, jour de Pâques, dans un prêche sur la Place du Marché, Matthijs se présenta comme le Nouveau Gédéon. Après une ultime vision du jugement dernier, il monta à cheval, accompagné de quelques fidèles, et sortit sans armes de la ville pour réclamer la reddition des assiégeants. Il fut immédiatement jeté à bas et mis en pièce par des lansquenets1. Après l’exécution de Matthijs aux portes de la ville assiégée (avril 1534), Jean de Leyde se proclama « roi de Sion », confirma la communauté universelle des biens et des personnes (la polygamie). La ville de Münster, réduite par la famine et les épidémies, ne se rendit que le 25 juin 1535. Lors du dernier assaut, tous les anabaptistes qu’on put saisir furent passés par le fil de l’épée, et le carnage ne s’interrompit qu’au bout de deux jours. Quant à Jean de Leyde, il fut détenu six mois en attente d’un châtiment exemplaire puis fut torturé et mis à mort en public le 22 janvier 1536.

 

En fin de journée, nous découvrons la façade de l‘église Saint-Ludger, l’une des églises catholiques les plus anciennes de la ville. La première église-halle date de 1180.

 

 

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Saint Ludger, premier évêque de Munster (✝ 809)

Originaire d’Utrecht, il fut étudiant à York pour suivre les leçons du célèbre Alcuin. Des bagarres ayant éclaté entre Anglais et Frisons, il revint à Utrecht et fut alors le disciple de saint Grégoire d’Utrecht. Missionnaire en Frise et en Saxe à la demande de Charlemagne, mais avec d’autres moyens et d’autres méthodes que l’empereur, il y fonda un monastère qui fut à l’origine de la dénomination de sa ville épiscopale: Münster en Westphalie.

Entre-temps, nous avons visités le musée régional de Westphalie (Westfälisches Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte)

Le musée a été le théâtre d’une vaste campagne d’agrandissement et de modernisation : aux côtés de l’ancien bâtiment, se dresse désormais un imposant complexe aux lignes épurées. Cette architecture lumineuse abrite plus de 1000 ans d’art occidental : des toiles des maîtres anciens aux installations contemporaines, en passant les chefs-d’œuvre de l’expressionnisme (signés Otto Dix, Franz Marc ou encore August Macke), ses collections s’étendent du Moyen Age à nos jours.

Pour compléter :

https://nl.wikipedia.org/wiki/Dom_van_M%C3%BCnster

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%BCnster

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Paul_de_M%C3%BCnster

http://www.patrimoine-horloge.fr/as-munsterd.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludger

https://de.wikipedia.org/wiki/St._Ludgeri_%28M%C3%BCnster%29

https://www.magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_ludger.html

http://www.patrimoine-horloge.fr/as-munsterd.html

https://de.wikipedia.org/wiki/Historisches_Rathaus_M%C3%BCnster

Westphalie (1) : Xanten, Anholt

Retour dans mes archives !

Fin avril 2015, petite escapade annuelle de notre groupe.

Nous partons à la découverte du Münsterland en Westphalie : Xanten, Anholt, Münster, Nordkirchen et Kalkaar.

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Nous sommes piloté par Isabelle, historienne de l’art (Art&Fact) qui nous avait déjà accompagné en Frise (2014).

Première journée

Xanten

 

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D’après la légende, Victor de Xanten était un officier romain membre de la légion thébaine qui fut persécuté puis assassinée dans l’amphithéâtre de Birten près de Xanten avec ses compagnons en 362 car l’empereur persécutait les gens de croyance chrétienne dans tout l’Empire romain. En effet ils auraient refusé de sacrifier aux dieux romains. Il est devenu le saint patron de la ville.

« Quelques légionnaires avaient pu échapper au massacre du 22 septembre 286 à Agaune. Mais Maximilien, qui était alors chargé de la garde du Rhin, poursuivit sa besogne. C’est alors que se situe l’épisode des martyrs attardés de la légion thébaine, comme saint Géréon, à Cologne ou les saints Victor et Mallosus, à Xanten.
Les squelettes des deux martyrs de Xanten ont été retrouvés en 1933, venant confirmer le témoignage de Grégoire de Tours en 587. Le lieu du martyr y est nommé ‘apud Bertunense oppidum’ qui a donné Birten à côté de Xanten. L’appellation Xanten (Ad Sanctos) n’apparaît qu’en 838. La tombe des deux martyrs est à l’origine de la basilique Saint-Victor de Xanten et de la ville qui l’entoure. »

(source: Grand livre des saints culte et iconographie en Occident de Jacques Baudoin)

Une église fut bâtie au XIIe siècle sur l’emplacement d’un sanctuaire fondé par sainte Hélène pour garder les reliques de saint Victor. Il en reste la partie Ouest et les tours qui eurent à souffrir de la dernière guerre. La cathédrale gothique fut commencée en 1263 pour être achevée au XVIe siècle.

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Outre son intérêt architectural, la cathédrale Saint-Victor de Xanten possède des fleurons du mobilier et de la sculpture gothiques.

Elle abrite d’impressionnant retables, notamment le retable de La Vierge (1535) où le talent de l’artiste, Henri Douvermann, a su allier un sens aigu de la réalité à une extraordinaire virtuosité technique.

 

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Le retable du maître-autel (1530) est dû à Barthel Bruyn l’Ancien ; il dépeint la vie de sainte Hélène et de saint Victor.

D’autres retables provenant d’églises environnante y sont aussi rassemblés.

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Tout un théâtre peint et sculpté (DANIÈLE GILLEMON , Le Soir , 27 mai 1993)

Qu’est-ce qu’un retable?

A première vue et pour le profane, une pièce plutôt tarabiscotée, complexe en tous cas, qui tient tout à la fois de l’architecture gothique flamboyante, de la peinture (par ses volets peints) et de la sculpture. Élément monumental du mobilier cultuel, il se ferme comme un coffre infiniment précieux, trône dans les églises sur la table d’autel, comporte en sa partie centrale des figurines sculptées polychromes et dorées, chaque fois taillées individuellement. Le retable demande beaucoup d’attention dans la mesure où il donne beaucoup à voir.

Compromis entre trois arts, grouillement de vie et d’anecdotes consigné dans un ample mouvement décoratif, synthèse entre les formes populaires et sacrées, on peut se faire une idée de la richesse et de la signification de ces grands objets peints et sculptés en visitant la belle collection du musée du Cinquantenaire à Bruxelles.

Par sa complexité, sa profusion, sa dimension «guignol» et sa vocation édifiante, le retable pose certainement un défi à l’esprit moderne naturellement rebelle à la pompe de l’esprit liturgique et sans doute plus attaché, quand il s’agit d’art ancien, à l’unité de ton, à la simplicité, au détail, à la vue rapprochée. Mais passé cet écueil de la surabondance, d’un espace conventionnel, toujours le même, et d’une dimension excessivement ouvragée, on prend un plaisir évident à saisir les différences de style, l’évolution de cette sculpture, l’influence, parfois, d’artistes célèbres, la beauté d’un art de la taille et du modelé de plus en plus à l’aise dans l’expression du sentiment et de l’humanité.

Les retables, création des Pays-Bas à la fin du Moyen Age et plus particulièrement des ateliers brabançons et anversois, ont été largement étudiés; certains historiens de l’art ont insisté sur la dimension théâtrale de ces «fenêtres» très ornées sur la foi et montré qu’elles n’étaient en réalité que la transposition artistique des mystères moyenâgeux, théâtre populaire, de trottoir, qui devait initier le badaud aux tourments de la Passion.

Le retable connut incontestablement à la fin du Moyen Age un rayonnement considérable. Souvent monumental, anonyme, produit d’ateliers collectifs et d’artisans, il s’adresse à la dévotion populaire, édifie le croyant illettré en lui racontant les scènes principales de la vie du Christ.

C’est avec une certaine pertinence qu’on a rapproché les retables et leurs scènes compartimentées, enfermées dans des «cases», de nos modernes bandes dessinées de l’époque: un même impératif narratif mène le lecteur d’une case à l’autre. Les Anversois furent de grands fabricants; leurs ateliers spécialisés ont travaillé à plein rendement durant des années et essaimé aux quatre coins du monde chrétien.

Certains considèrent que ces retables représentent l’expression la plus typique et la plus fougueuse de la pensée artistique et religieuse de la fin du Moyen Age. Comme toutes les pièces en bois, ils sont néanmoins fragiles et ont diversement souffert des mauvaises conditions de conservation dans certaines églises et des variations de température.

 

Château de Anholt

 

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En Westphalie, le pays de Münster doit principalement sa célébrité à de surprenantes constructions peu connues chez nous, des castels entourés d’eau dits ‘Wasserburgen‘.

Dès le Moyen Âge, leur emplacement est choisi afin d’y élever des donjons sur des collines artificielles (« Motten ») cernées d’eau et de palissades. L’invention des armes à feu , au début du XVIe siècle, rendit précaire ce système de défense qui, peu à peu, se raréfie au profit de constructions encore fortifiées, mais aménagées à l’abri de douves ou d’étangs souvent sous forme de deux îles reliées par un pont. La première île ou « Vorburg » abritait les dépendances, la seconde, le « Hauptburg », le logis.

Au XVIIe siècle (après la guerre de Trente ans), tout caractère défensif disparaît et les bâtiments sont transformés en châteaux de plaisance embellis de jardins.

A l’extrême ouest, près de la frontière entre l’Allemagne et les Pays-Bas, se trouve le château d’Anholt, un des plus grands châteaux entourés d’eau de Westphalie. 

 

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L’histoire documentée des parcs d’Anholt remonte jusqu’au XVIe siècle. Les jardins baroques furent aménagés en 1705.

Au XIXe siècle, l’architecte paysagiste de Düsseldorf, Maximilian Friedrich Weyhe, les transforma en style anglais.

Après les ravages et destructions de la Seconde Guerre mondiale, non seulement le château fut reconstruit, mais aussi les jardins furent réaménagés selon les modèles baroques, à partir de 1964.

Le musée rend compte de trois siècles d’habitat princier : collection de tableaux (Rembrandt, Bruegel, Murillo), tapisseries, meubles, porcelaines, armes. Et à l’intérieur, le grand escalier en chêne, la salle des chevaliers avec sa galerie d’ancêtres et la salle de réception décorée de tapisseries flamandes.

On peut se promener dans le parc, faire le tour du jardin d’eau, du bosquet, du jardin du canal, du labyrinthe et du pré à l’état sauvage, et admirer l’union entre l’architecture baroque des jardins et l’aménagement du paysage de style anglais.

 

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Pour compléter :

 

http://archives.lesoir.be/retables-anversois-des-xve-et-xvie-siecles-dans-la-cath_t-19930527-Z06TX0.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Retable

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henrik_Douverman

http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Bruyn/151337

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Victor_de_Xanten

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Baegert

http://cmsfr.eghn.org/anholt-garten

http://www.germany.travel/fr/villes-et-culture/chateaux-parcs-et-jardins/tetes-celebres/reflet-romantique-de-lhistoire-allemande/

http://www.academia.edu/2213159/Les_tableaux_de_Claude_D%C3%A9ruet_conserv%C3%A9s_au_ch%C3%A2teau_dAnholt_Westphalie_

https://commons.wikimedia.org/wiki/Burg_Anholt

 

Désolé pour la mauvaise qualité des photos !

Ballade liégeoise: La Boverie et Saint-Jacques

Petite ballade liégeoise ( 25 mai 2016)

Au programme : le nouveau musée de La Boverie, puis, via la « Belle Liégeoise », trajet pédestre vers la gare des Guillemins pour le repas de midi traditionnel (« Boulets à la liégeoise »). Nous terminerons la journée par la visite de l’église Saint-Jacques.

Nous sommes accompagnés par Isabelle, une historienne de l’art (Art&Fact) qui nous avait déjà piloté lors de voyages en Frise (2014) et en Westphalie (2015).

Musée « La Boverie »

L’exposition « En plein air » est réalisée à partir d’œuvres de peintres de renom tels que Renoir, Manet, Monet, Evenepoel, Pissaro, Cézanne, Boudin ou encore Van Gogh, issues des collections de «LA BOVERIE», du musée du Louvre et de prestigieuses institutions muséales belges et étrangères.

L’exposition propose une réflexion sur la relation de l’homme à son environnement, relation qui a profondément changé entre le XVIIIe et le XXe siècle. La nature est devenue un lieu de plaisir, de détente et de jeux, propices aux échanges sociaux et à l’amour. 

Parallèlement, les artistes découvrent la pratique de la peinture en plein air et développent regard réaliste et fidélité aux contraintes topographiques, climatiques et visuelles.

Ils se passionnent pour des scènes contemporaines, représentent des villes, des parcs, des bords de mer, animés par des promeneurs de leur temps. Les peintres reprennent aussi un thème très créatif du XVIIe siècle : le paysage vu à travers une fenêtre ou une porte empreint d’ombre et de lumière.

Pas de photos pendant la visite ! Donc, des photos retrouvées sur le WEB 

Henri Evenepoel : Promenade du dimanche au bois de Boulogne (1899, musée des Beaux Arts , Liège)

Le peintre met en scène des sujets de son temps. Le bois de Boulogne est un lieu de promenade apprécié des Parisiens. Cette toile, qui paraît être un instantané quasi photographique, a pourtant fait l’objet de multiples études et esquisses préalables qui ont, elles, été saisies sur le vif. Le peintre rend l’impression du mouvement par des coups de pinceaux empâtés, des contours flous, des effets de profondeur de champ et de cadrage empruntés à la photographie.

 

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Eugène Le Poittevin : Bain de mer à Etretat ( 1865, musée d’Art et d’Archéologie et de Sciences naturelles de Troyes)

Séduit par les falaises et les grèves situées à proximité d’Etretat, il s’y fit construire une villa.

Il installe son atelier dans une caloge (vieille embarcation tirée sur la plage et pourvue d’un toit).

Il trouve alors, près de la falaise d’Aval, un point d’observation parfait des activités des touristes.

Ce tableau est sans doute son oeuvre la plus célèbre. Elle montre un plongeoir installé sur un essieu et une paie de roues qui permet aux hommes de sauter dans l’eau et aux femmes de s’approcher de l’eau sans se mouiller. Quelques personnages étranges sont à remarquer, comme cette femme en crinoline sur le ponton.

Guy de Maupassant était un habitué de la plage. L’actrice Eugène Doche qui joua le rôle de la Dame aux Camélias  était aussi une habituée de cette plage.

 

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Eglise Saint Jacques

Histoire

Dédiée à saint Jacques le Mineur, l’abbaye est fondée en 1015 à l’initiative de Baldéric II, prince-évêque de Liège. La nouvelle fondation est établie au sud de l’île formée, à cette époque, par deux bras de la Meuse. Ce qui correspond actuellement au quartier du Parc d’Avroy.

 

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Au XIe et XIIe siècles, l’abbaye est un centre intellectuel et spirituel renommé. Les transcriptions de manuscrits y sont particulièrement soignées.

 

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A partir du XIVe siècle, Saint-Jacques devient l’église officielle de la ville de Liège. Chaque année, on y élit le corps communal liégeois et les deux nouveaux bourgmestres viennent y prêter serment.

Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, les moines sollicitent la sécularisation. En 1785, un chapitre de chanoines remplace les moines bénédictins.

A la révolution française, les bâtiments monastiques seront vendus puis démolis.

Il ne restera plus que l’église qui, en 1803, devient église paroissiale.

Visite

L’église gothique actuelle, dont la construction fut achevée en 1538, remplaça l’église romane primitive.

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L’église primitive comportait un avant-corps roman et un clocher octogonal daté des environs de 1170.

Ci-dessous un projet de restauration des tours.

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Seul l’avant-corps avec une de ses trois tours a été conservé.

 

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Parmi les éléments les plus remarquables :

Le portail latéral a été ajouté en 1558. Il est attribué à Lambert Lombard qui s’inspira de la Renaissance Italienne. Il est divisé en trois étages avec niches et colonnes. Au centre, un bas-relief représente le songe de Jacob.

L’accès à l’église se fait par un vaste porche de trois travées, construit plus de vingt ans après l’église elle-même, entre 1552 et 1558, et qui amène dans l’avant-dernière travée des nefs, au nord. Il est construit en style gothique flamboyant comme le reste de l’édifice. Il présente aussi des aménagements nouveaux, fruits de l’esprit de la Renaissance qui gagne notre région à cette époque.

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Le portail est caractéristique d’un style Renaissance pleinement épanoui qui flirte avec le Maniérisme en témoignant d’une influence italianisante évidente.

L’architecte a utilisé tout un répertoire peu fréquent dans nos régions: frontons courbes interrompus, ailerons des niches qui devaient accueillir des sculptures, culots en forme de chapiteaux composites appuyés sur des consoles, ordre composite surmontant un ordre corinthien, et médaillons ovales.

Une rénovation récente qui respecte l’esprit de la Renaissance

Les couleurs, ce sont celles des blasons. Des traces de pigmentation ont en effet été découvertes par les équipes de restauration qui ont donc choisi de respecter les choix de leurs homologues de la Renaissance. Le reste de la façade a été entièrement démonté, les pierres triées en fonction de leur état de santé. La philosophie était de garder au maximum de matériaux d’origine. On a plutôt réparé que remplacé.

Il y a très peu d’exemples d’architecture Renaissance en Wallonie. c’est vraiment un patrimoine exceptionnel.

 

La nef, véritable dentelle de pierre

Contre ces piliers, en hauteur, sont réinstallées neufs statues dont six sont attribuées à Jean Del Cour qui les a sculptées entre 1682 et 1692 dans un bois tendre de tilleul peint en blanc, deux à Simon Cognoulle (1692-1774) et une, reste anonyme.

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La plus grande longueur de l’église depuis l’abside du choeur jusqu’à la tour est de 73 m : la nef centrale à une largeur de 11 m ; sa hauteur est de 23 m.

La voûte exceptionnelle comptant plus de 150 clés de voûte dans la nef centrale.

 

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Au dessus du choeur, les nervures forment une étoile à dix branches. Au centre, une statue représente le Christ entouré par dix anges sculptés portant les instruments de la Passion.

 

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Les stalles du XIVe siècle

Ce qui attire davantage l’attention, ce sont les miséricordes et les séparations de ces stalles, surmontées d’un petit personnage: chacun des trente-deux compartiments porte un ornement différent.

Les artistes du moyen âge aimaient à représenter les vices et les péchés dans ces figures symboliques sur lesquelles les moines devaient s’asseoir ou s’accouder. Et leur imagination bouffonne et ironique s’y livrait librement à toutes ses inspirations capricieuses.

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Les miséricordes ont parfois une simple ornementation végétale, mais plus souvent on y trouve des serpents, monstres , bonshommes accroupis, animaux fantastiques ou sujets bouffons. Quant aux figurines qui surmontent les séparations, elles sont avec évidence des gamineries de l’artiste qui a épié les moines et qui maintenant raille leurs petits défauts, peut-être non sans malice…

 

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Outre une série intéressante d’animaux, tel un lapin qui ronge une feuille de chou, un renard qui dévore une poule , se présente là un mélange sarcastique d’animaux grotesques qui grimacent et ricanent, de singes malicieux qui chantent sans regarder leur livre ouvert, de petits êtres chimériques qui portent le capuchon des moines ou même la mitre du Père Abbé , caricatures de ces bons religieux qui bâillent à l’office du choeur ou qui s’inclinent profondément au Gloria.

Le buffet d’orgues

Le fond de la nef principale est fermé par le très beau buffet d’orgues dû à l’abbé Martin Fanchon en 1600, renouvelé en 1669 par André Séverin.

 

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En 1854, l’orgue est remplacé par Arnold Clerinx et remanié encore à de nombreuses reprises jusqu’au 20e siècle.

Sa restauration par l’entreprise Schumacher en 1997-1998 et celle de la décoration polychrome du buffet par Jacques et Hugues Folville viennent de rendre tout son éclat à ce joyau.

Une frise de statues en haut-relief du 16e siècle, encore marquées d’une profonde tradition gothique, s’étale sous tout le buffet d’orgues. Elles proviennent de l’ancien jubé du chœur érigé par Nicolas Balis comme l’atteste la date de 1538 qui figurait encore au 19e siècle sous le buste d’Isaïe au centre de la composition.

 

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Les vitraux (XVIe siècle)

Les vitraux de l’église Saint-Jacques comptent parmi les plus beaux de Belgique ; ils ont été réalisés et mis en place entre 1525 et 1531. Ils décorent six fenêtres de l’abside et excellent par la richesse des émaux translucides et la composition qui présente des types de constructions de la Renaissance.

Tous les vitraux ont été restaurés en 1842 par Jean-Baptiste Capronnier de Bruxelles qui signa son travail.

Á l’exception du vitrail central qui présente un thème religieux, tous les autres ont un caractère profane et représentent des donateurs accompagnés de leur saint patron. Les donateurs, tous des membres des familles de La Marck et de Hornes, ont ainsi voulu sceller leur réconciliation en offrant des vitraux à l’abbaye de Saint-Jacques.

 

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Jacques de Hornes et ses deux épouses (Nicolaas Rombouts, ca 1525)

 

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La grande verrière à gauche est celle de Jacques de Horne. Le meneau central la divise en deux parties égales: dans l’une est représenté Jacques de Horne, à genoux devant l’autel de la très Sainte Trinité (à remarquer la curieuse représentation des trois Personnes Divines qui est empruntée à l’art gothique primitif).

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Dans l’autre ses deux premières femmes, Marguerite de Croy et Claudine de Savoie. Chaque personnage est accompagné de son saint patron : saint Jacques (le Majeur) avec bourdon et grand chapeau de pèlerin, sainte Marguerite avec le dragon et le saint évêque Claude.

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Le donateur de ce magnifique vitrail est le comte de Horne Jacques III: ses titres, ses initiales, ses 16 quartiers de noblesse, son collier de la Toison d’or sont reproduits partout et contribuent à la splendeur profane de ce monument héraldique qui, dans sa partie importante, ne porte pas à la piété . Le vitrail date des années 1514-1528 car Jacques de Horne épousa sa seconde femme en 1514; en 1528, il redevint veuf et en 1529 il se laissa tenter une troisième fois par les douceurs de l’hyménée… Or, le vitrail ne représente que ses deux premières femmes.

Verrière dite des « Métiers de Liège » (inconnu, ca 1531)

 

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Plus important encore au point de vue historique est le dernier vitrail dont il nous reste à parler: il nous a conservé précieusement une représentation du perron liégeois, représentation authentique des premières années du XVIe siècle. Le vitrail est lui don de Richard de Mérode et d’Arnould le Blavier, bourgmestres de Liège, qui firent ce cadeau magnifique à l’église Saint-Jacques où ils venaient prêter serment.

La partie supérieure du vitrail contient les armoiries des deux bourgmestres et les blasons des « 32 bons métiers de la ville de Liège ». Ces blasons, réunis deux à deux, entourent l’image de saint Jean-Baptiste.

Plus bas, sous une construction Renaissance, se lient un ange qui porte en bandoulière l’écu de Liège: de gueules au perron d’or. Actuellement on ajoute au blason les lettres L. G., mais ces lettres manquent au blason de notre verrière qui est cependant une des plus anciennes et une des plus intéressantes reproductions que nous ayons; sous l’écusson, en un cartouche, se trouve le nom entier LEODIUM. L’ange est entouré des deux saints protecteurs de la cité Notre-Dame et saint Lambert en habits pontificaux.

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Jean de Hornes, saint Lambert de Liège, Vierge à l’Enfant (Nicolaas Rombouts, ca 1525)

Verrière du comte Jean de Horne. Dans la partie supérieure de la verrière, est représenté saint Jacques (le Mineur), entouré des 16 quartiers héraldiques de la famille de Horne , Dans la partie inférieure, sous un dais Renaissance dont les anges soutiennent les draperies, Jean de Home est agenouillé devant l’image de la Sainte Vierge. Jean de Horne, neveu du prince évêque Jean de Horne, devint prévôt de Liège en 1529; aussi, saint Lambert lui est donné comme protecteur. Le vitrail date probablement de cette année 1529.

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Le sacrifice d’Abraham

Au point de vue du sentiment religieux, la verrière qui occupe la lancette centrale de l’abside est la seule qui rappelle les anciennes verrières du Moyen-âge, la seule qui parle vraiment à la piété du peuple.

 

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La partie inférieure du vitrail reproduit deux scènes de l’ancienne Loi qui préfigurent le sacrifice de la Croix.

Sur l’avant-plan Isaac à genoux attend le coup de grâce; déjà Abraham brandit le glaive quand un ange le retient et de son doigt levé menace le patriarche. (Méritent particulièrement l’attention les figures expressives, bien dessinées et l’élégance que l’artiste a mise à draper les vêtements)

 

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Les statues baroques de Del Cour et de son école (fin XVIIe siècle)

L’église Saint-Jacques est décorée de splendides statues baroques.

L’art lyrique du Bernin sera importé, à Liège par le sculpteur Jean Del Cour né à Hamoir en 1627 et décédé à Liège, en 1707.

Del Cour a appris du Bernin non seulement le sens de la mise en scène du mouvement et de l’instantané, les drapés volants, le rendu tactile des matières, mais aussi l’art d’évoquer dans le marbre ou le bois le frémissement intérieur de la vie. 

Son art illustre pleinement le modernisme de son époque. Élan mystique, passion, amour, sensualité, tous les thèmes chers à l’époque baroque. Il les a traduits avec force, dynamisme et noblesse.

 

Sainte Hélène (Simon Cognoulle, tilleul sculpté peint)

 

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Saint Hubert (Jean Del Cour, tilleul sculpté, polychromé, 1689)

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Sainte Scholastique (Jean Del Cour, tilleul sculpté peint, 1691)

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Saint André (Arnold Hontoire, tilleul sculpté peint, ca 1690)

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Vierge (Jean Del Cour, 1692, copie)

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L’original se trouve maintenant dans l’ancienne église abbatiale de Floreffe.

Le monument funéraire de l’évêque Jean le Conseiller

 

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Il accueille le tombeau de l’évêque Jean, personnage quelque peu mythique qui pourrait être l’auteur des premiers plans de l’église primitive

Le personnage est connu par le récit de la vie de l’évêque Baldéric, mort en 1018, la Vita Balderici, écrite par un moine de Saint-Jacques à Liège en 1053. Le récit le présente comme un célèbre peintre italien que l’empereur aurait fait venir d’Italie pour orner l’église d’Aix-la-Chapelle et qui par après peignit l’église de Saint-Jacques à Liège. Il le présente également comme évêque. Mort à Liège, il fut enterré à Saint-Jacques. Ceci est confirmé par la chronique de Gilles d’Orval, qui rapporte l’épitaphe qui accompagnait sa tombe:

STA, LEGE QUOD SPECTAS, IN ME PIA VISCERA FLECTAS.

QUOD SUM, FERT TUMULUS, QUID FUERIM, TITULUS.

ITALIAE NATU, POLLENS ET PONTIFICATU,

JOHANNES FUGIO, PULSUS EPISCOPIO.

DESTINOR HIS ORIS, EXSUL NULLIUS HONORIS.

URBS PIA LEODIUM COMMODAT HOSPITIUM.

(QUA PROBAT ARTE MANUM DAT AQUIS, DAT CERNERE PLANUM

PICTA DOMUS CAROLI, RARA SUB AXE POLI.)

JACOBE JUSTE, TUI MEMOR ESTO FIDELIS ALUMPNI.

HAEC SIT UT AULA TIBI CONDITA CONSULUI.

Arrête, lis ce que tu vois, et que ton tendre coeur ait pitié de moi. Le tombeau annonce ce que je suis; l’inscription dit ce que je fus. Né en Italie, revêtu du pontificat, moi Jean j’ai dû m’enfuir chassé de mon siège épiscopal. Exilé sans honneur, je fus envoyé en ces régions. La ville compatissante de Liège me prêta un asile. (A Aix-la-Chapelle la maison de Charlemagne, par les peintures qui en font une merveille du monde, fait voir clairement par quel art il fait distinguer sa main). Saint Jacques, souvenez-vous de votre fidèle élève, c’est sur mes conseils que cette demeure fut édifiée en votre honneur.

Le couronnement de la Vierge (groupe sculpté du XIVe siècle, moulage)

Situé dans le hall d’entrée, cette sculpture du XIVe siècle représente le Christ levant la main droite pour bénir la vierge couronnée.

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Statue de l’Immaculée Conception (Meester van Elsloo, ca 1525, chêne, polychromie originale)

La statue en bois a 1,63 m de haut. Elle représente la Sainte Vierge debout, dans une attitude aisée et tenant l’Enfant Jésus des deux mains.

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Ce qui frappe à première vue déjà, c’est la figure particulièrement vivante de l’enfant petite tête bouclée et très intéressante, laquelle contraste vivement avec ces figures d’enfants que portent les Madones du moyen-âge.

L’enfant Jésus est nu; de la main droite il tient une petite fleur dorée; le bras et la main gauche ont été renouvelés et c’est à cette occasion qu’on lui a mis un oiseau dans la main gauche.

La statue de la Vierge est remarquable par la majesté douce et paisible de l’attitude, la finesse des traits remarquable aussi par la légèreté des plis drapés avec une grâce exquise, par le fini du moindre détail. Des boucles dorées encadrent le beau visage et de longues tresses, gracieusement ondulées, retombent sur la poitrine et le dos.

Le socle, en pierre de sable, complétait en somme la statue de l’Immaculée debout sur un croissant, car il figure l’arbre de la science du bien et du mal autour duquel s’enroule le serpent tentateur: c’était donc en toute vérité la Vierge qui écrase la tête du démon.

 

Blason de l’abbé Pierre Rennotte (51e abbé, 1741-1763)

Un chevron chargé en chef d’une fleur de lis accompagné en pointe d’une grenouille

Selon son éloge funéraire ; «  Le premier ayant un coeur selon Dieu, paissait son troupeau par la parole et l’exemple; il a modifié l’église pour la rendre plus élégante, comme on peut la voir maintenant; il vécut comme un saint et mourut de même, le 12 décembre 1763. »

 

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Clefs de voûte (ca 1535, pierre de sable)

 

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Buste de saint Marc (console, transept nord)

 

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Rinceaux en relief avec tête

 

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Autel dédié à saint André apôtre (détail de l’autel à retable, 1602 (incertain))

 

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Pietà dite « Notre-Dame de Saint-Rémy » (ca 1500)

 

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L’histoire ne nous révèle rien ni quant à la date où la statue a été sculptée ni quant à l’artiste lui-même. Les spécialistes l’attribuent généralement à la fin du XVe siècle, car la statue appartient encore manifestement à l’art gothique et présente tous les signes qui caractérisent l’art de cette époque.

La statue miraculeuse est une Pieta, taillée en pierre assez friable qu’on a creusée pour que le poids n’en soit pas trop lourd.

La Vierge assise tient le corps inanimé de son Fils sur ses genoux. Dans l’image du Christ, on remarque des fautes de proportion, notamment dans les extrémités, mais la composition n’est pas sans grandeur.

 

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Regardez surtout la Vierge: de sa main droite, elle soutient la tête de son Fils qu’elle considère d’un regard attendri. Dans ses yeux, on lit une expression de profonde tristesse, mais cette Mère toute en larmes manifeste en même temps une admirable résignation calme et sereine. Notre-Dame de Saint-Rémy est vraiment belle.

 

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Pendant tout le XVIIe siècle, le culte de Notre-Dame de Saint-Rémy fut très populaire à Liège; vers 1643, sous le pastorat de Jean-Henri Manigart, quelques guérisons miraculeuses avaient eu lieu par l’intercession de Notre-Dame et depuis lors Saint-Rémy était devenu un lieu de pèlerinage: plusieurs princes-évêques sont venus prier devant la statue miraculeuse.

La pietà a été transférée à Saint-Jacques en 1803, après la suppression de la paroisse Saint-Rémy.

 

 

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Pour compléter :

Pour illustrer mes photos,  j’ai utilisé des commentaires extraits des références suivantes.

 

Boverie

http://histoiresdeliege.skynetblogs.be/boverie/

Saint-Jacques

http://abbaye-saint-jacques.be/documentation/un-peu-dhistoire-2/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Jacques_de_Li%C3%A8ge

http://fabrice-muller.be/sj/galerie-photos.html

http://www.fabrice-muller.be/sj/vitraux/vitraux-16s.html

http://www.fabrice-muller.be/sj/vitraux/vitraux-metiers.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/Historique1.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/Restauration-Etude.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/Saint-Jacques-Hendrix.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/E-MonumentsFuneraires.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Del_Cour

http://www.wallonie-en-ligne.net/1995_Wallonie_Atouts-References/1995_ch13-3_Stiennon_Jacques.htm

http://www.liegeartprestige.be/eglise-saint-jacques/

http://balat.kikirpa.be/results.php?linkthrough=BA&linkval=Eglise+Saint-Jacques[Li%C3%A8ge]

http://balat.kikirpa.be/photo.php?path=X045711&objnr=10063506&nr=2