Maillol

Une autre visite à la rencontre de Maillol

Aristide Maillol (1861-1944) est d’abord peintre, proche des Nabis, avant de se tourner vers la sculpture. C’est dans cette discipline qu’il va trouver la consécration. Après la mort d’Auguste Rodin, Maillol est considéré comme le plus grand sculpteur français de son vivant.

Sollicité pour des commandes privées comme pour des commandes publiques (plusieurs monuments aux morts), l’artiste connaît la notoriété entre l’entre-deux-guerres avant de mourir accidentellement en 1944. On considère qu’il a ouvert la voie vers l’abstraction en sculpture.

Son atelier
Son atelier

Le musée Maillol, inauguré en janvier 1995, est l’aboutissement de la vie de Dina Vierny.

Petite femme pleine de vie et de sensualité, Dina Vierny a servi de modèle au sculpteur Maillol pour une série d’une vingtaine de statues exposées depuis plus de 40 ans dans le Jardin des Tuileries à Paris.

Née en 1919 à Kichinev en Moldavie, Dina Vierny quitte l’URSS de Staline en 1925 avec sa famille, d’origine juive, pour s’installer en France.

Encore lycéenne, elle est remarquée à l’âge de 15 ans par le sculpteur, alors âgé de 73 ans, qui lui propose de poser pour lui. Leur collaboration durera de 1935 à 1944, à la mort de l’artiste dans un accident de voiture. Maillol se remettra même à la peinture et réalisera plusieurs portraits d’elle.

Portrait de Dina

Dina Vierny posera aussi pour Matisse, Bonnard et Dufy.

C’est elle qui, en 1964, fait don à l’État des sculptures de Maillol installées en plein air dans les jardins des Tuileries. Dina va alors créer sa fondation et 30 ans durant, y consacrer toute son énergie.

En plus

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Maillol_de_Paris

https://fr.wikipedia.org/wiki/Aristide_Maillol

Du Douanier Rousseau à Séraphine

EXPOSITION

Les grands maîtres naïfs

Du 11 septembre 2019 au 19 janvier 2020

Le Musée Maillol accueille plus d’une centaine d’oeuvres issues du monde passionnant, rêveur, insolite et inépuisable des artistes dit « naïfs ». Appelés « primitifs modernes » par l’un de leurs fervents défenseurs, le collectionneur et critique d’art Wilhelm Uhde (1874-1947), ces artistes renouvellent la peinture à leur manière, à l’écart des avant-gardes et des académismes.

Réunies pour la première fois à Paris, leurs oeuvres aux couleurs éclatantes livrent un pan souvent négligé de l’histoire de l’art de l’entre-deux guerres. Sur les pas d’Henri Rousseau et de Séraphine Louis, l’exposition vise à sortir de l’oubli une constellation d’artistes tels qu’André Bauchant, Camille Bombois, Ferdinand Desnos, Jean Ève, René Rimbert, Dominique Peyronnet et Louis Vivin.

Ce qui est le plus attachant chez ces peintres c’est leur innocence face aux règles établies tout en se créant, chacun, un style propre facilement identifiable.

Si Bauchant avait l’art de camper des foules (indistinctes) en des montagnes allusives, des scènes presque bibliques, Bombois affectionnait les rondes fermières aux atours avantageux, et Séraphine des fleurs en arbres ou bouquets sortes d’oriflammes plus ou moins fantastiques.

Louis Vivin s’adonnait davantage aux vues de villes dont il réduisait les perspectives et les gens à d’imaginaires effigies sans perspectives.

L’exposition, à travers un parcours thématique, souligne les qualités picturales de ces artistes, au-delà de l’anecdote biographique qui a longtemps constitué le seul commentaire disponible sur eux.

Une sélection d’oeuvres étonnantes et à contre-courant, issues d’importantes collections publiques et privées françaises et internationales révèle la grande inventivité formelle de chaque artiste, sans dissimuler les dialogues qu’ils entretiennent avec la tradition picturale comme avec la création de leur temps.

En croisant approches historique, analytique et sensible des oeuvres et de leur présentation au monde, le Musée Maillol lève le voile sur la dimension subversive de l’art dit naïf et présente ces naïfs, primitifs, modernes ou antimodernes, comme des grands artistes à contre-courant des avant-gardes.

https://www.telerama.fr/sortir/le-douanier-rousseau-et-seraphine,-des-peintres-du-dimanche-devenus-herauts-de-lart-naif,n6417625.php

Notre Dame – Paris

Quelques photos prises le 14 octobre 2019 autour de la cathédrale.

Ces six premiers mois de travaux se sont concentrés sur la consolidation et la protection de Notre-Dame.

Un plancher recouvre désormais la nef, le chœur et les deux transepts, appuyés sur les murs de la cathédrale, au-dessus des voûtes hautes de la nef. Ces voûtes hautes ont d’ailleurs été bâchées, le tout pour protéger Notre-Dame des intempéries. 

Plusieurs pignons (le haut de la façade) ainsi que deux piliers de la nef sont renforcés. Les arcs boutants du chœur et du côté nord de la nef sont soutenus par des charpentes provisoires.

L’opération la plus complexe réside dans le démontage de l’échafaudage qui surplombe encore la cathédrale. Installé pour réaliser des travaux sur la flèche avant l’incendie, il est très fragilisé. Surtout, coincé à la croisée du transept, il menace toujours Notre-Dame d’effondrement. Les ouvriers vont devoir le démonter morceaux par morceaux. Les cordistes devront aussi vaporiser le moindre tube de cet échafaudage pour éviter toute projection de plomb. 

 La mise en sécurité complète de Notre-Dame de Paris devrait être effective pendant le second semestre 2020. La cathédrale pourra enfin sortir de l’arrêté de péril et la phase de reconstruction pourra commencer. 

L’architecte en chef de Notre-Dame, Philippe Villeneuve, a estimé que le délai de cinq ans était tenable « si on refait à l’identique » car on gagnerait alors « un temps certain », six mois après l’incendie qui a ravagé le joyau gothique de 850 ans.

Si (c’est) à l’identique, on gagne un temps certain », a-t-il insisté, en précisant que son travail « c’est de faire un diagnostic pour mettre sur la table toutes les possibilités techniques, historiques, philosophiques et doctrinales pour qu’on puisse ensuite choisir le parti de restauration », a défendu l’architecte en chef. La reconstruction de la flèche créée par Viollet-le-Duc est un des points sensibles de ce chantier.

Visite au Musée Magritte

Le Musée Magritte soufflera déjà sa dixième bougie en juin prochain (2019).

Membre de la famille des musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, il est désormais le plus visité du pays, avec 300.000 visiteurs par an en moyenne, dont 80 % de touristes étrangers.

Symbole du surréalisme belge, René Magritte est un artiste aux multiples facettes qui fut très impliqué dans la vie culturelle mais également philosophique et politique de la Belgique.

Ce musée est intéressant pour apprendre qui était ce personnage.

Toute sa vie artistique y est retracée, de ses inspirations à l’accomplissement des ses œuvres les plus connues.

Pour le photographe, il est difficile de reproduire exactement les tonalités des tableaux présentés.

En voici quelques uns.

Magritte et la publicité (il faut bien vivre !)
L’homme du large (1926-1927)
Le galet (1948)
L’art de la conversation (1950)
L’empire des lumières (série 1950-1961)

Visite au Musée de l’Air (2015)

Le Musée de l’Air de Bruxelles possède et gère  actuellement une collection de plus de cent cinquante avions. Ils ne peuvent pas tous être exposés et certains sont donc stockés tandis que d’autres font l’objet de chantiers de restauration. La plupart de ces restaurations sont l’œuvre de bénévoles qui consacrent une bonne part de leurs loisirs en mettant leurs compétences au service d’un chantier de remise en état.

Sur le plan historique, on trouve à la fois des avions de l’époque des pionniers des débuts de l’aviation, mais aussi quelques exemplaires uniques d’avions de combat de la première guerre mondiale, quelques appareils de l’entre-deux guerres, et une bonne représentation des matériels utilisés par les pilotes belges pendant le conflit de 1939-1945

Bien que situé dans un musée militaire, la collection fait aussi la part belle aux réalisations civiles des constructeurs nationaux ainsi qu’à l’aviation générale et sportive

La Force Aérienne Belge est particulièrement bien représentée, avec un exemplaire de presque chaque type d’avion mis en service depuis sa création en 1946.

Vue d’ensemble

F16 Falcon
Mirage V

Gloster Meteor
FR-28 RF84F Thunderflash —– FU-30 F84F Thunderstreak
RF84F Thunderflash
Au commencement …….
Triplan Battaille
Hanriot HD-1 (1914-1918)
Royal Aircraft Factory RE8
Hydravion Schreck (1914-1918)
Détail
Première Caravelle de la Sabena
de Havilland DH-89 Dragon

Pour compléter:

https://www.hangarflying.eu/fr/2012/07/le-musee-de-lair-de-bruxelles-une-collection-unique-dans-un-cadre-unique/

http://www.airmuseum.be/aircraftondisplay/

Dernières nouvelles :

Le projet de réaménagement du site du Cinquantenaire nécessite le déménagement des avions du hall de l’Air. 

Certains redoutent que de nombreux appareils ne reviennent plus à Bruxelles, comme cela fut le cas avec les blindés.

Séisme en vue au Musée royal de l’Armée (MRA) à Bruxelles, l’un des lieux les plus emblématiques de la capitale. Les quelque 120 avions du hall de l’Air, considéré comme le fleuron du site du Cinquantenaire, vont très probablement être retirés de leur emplacement actuel pour permettre la rénovation du bâtiment et le réaménagement des expositions. Un déplacement a priori provisoire qui s’inscrit dans le cadre du projet de redéploiement du musée conçu par la direction du War Heritage Institute (WHI), le nouvel organisme qui chapeaute le MRA et ses différents sites.

Petit détail qui n’est pas sans importance: seule une partie des appareils devrait par la suite revenir au sein de la section Air et Espace.

Selon différentes sources, la direction du WHI a commencé à demander à plusieurs de ses services d’étudier la possibilité de déménager la totalité des avions se trouvant dans la grande halle. La Défense nationale, qui a la tutelle sur l’institution, a également été sollicitée pour d’éventuels transports et espaces de stockage.

Ce déménagement complet devrait avoir lieu entre 2020 et 2023, selon les espoirs de la direction du WHI, qui souhaite trouver un partenaire privé pour participer à la rénovation du musée et à sa cogestion par la suite. Tous les appareils civils et les avions n’ayant pas de lien avec l’histoire militaire de la Belgique seraient ensuite expédiés ailleurs. 

Visite du splendide musée de Tervueren rénové.

Son nouveau nom : « AfricaMuseum »»

A l’accueil, un énorme bloc de malachite nous rappelle les richesses minières de l’Afrique centrale.

Le long couloir qui relie le nouveau pavillon d’accueil et le musée abrite la fameuse pirogue de 22,5 m de long, histoire d’impressionner le visiteur novice et d’exhumer quelques souvenirs à ceux qui redécouvrent le musée.

Très symboliquement, l’histoire du musée et son aspect colonialiste sont relégués dans un espace qui tient plus de la cave que de la salle d’exposition, un espace qui n’est cependant pas voué à l’omission du visiteur puisqu’il fait le lien entre le nouvel espace d’accueil et le bâtiment historique qui reste le cœur du musée. S’y retrouvent les sculptures coloniales, telle celle de l’homme Léopard, Celles-ci sont en plâtre et date du début du XXème siècle, période propice aux expositions coloniales.

En remontant au cœur de l’ancien musée par sa cour intérieure, on entre dans le vif du sujet.

On découvre plusieurs salles qui présentent des objets traditionnels se rattachant à des étapes clés de la vie des êtres humains.

On y évoque la protection de la mère et de l’enfant, la célébration des jumeaux, l’initiation dans les écoles Mukanda qui utilisent les beaux masques Pende. On y aborde l’autorité avec le masque royal Kuba et les nkisi, statuettes dotées de pouvoirs magiques.

L’introduction de l’art contemporain constitue un élément important du processus de rénovation. 


Aimé Mpané, artiste congolais, s’est vu attribuer le projet de la grande rotonde et a réalisé l’œuvre Nouveau souffle ou le Congo bourgeonnant, grande sculpture qui dialogue avec les statues d’origine coloniale. 

King Kasaï, l’illustre éléphant du musée a également retrouvé une place de choix, ainsi que les crocodiles dont la salle est un musée dans le musée. Une salle restaurée, mais préservée dans sa scénographie originelle pour illustrer la manière dont, dans les années 1920, la nature congolaise était collectée, conservée, représentée et exposée.

Dans la salle Transit-mémoire, ce carrefour, se déploie Moseka, « jeune fille » en lingala.

Moseka mesure 1m90 de haut et se tient sur un socle d’1m10. Moseka règle la circulation à Kinshasa et dans les grandes villes du payes. Elle est infatigable et incorruptible, car Moseka est un robot-roulage qui a obtenu des résultats probants en matière de sécurité routière. Cette invention futuriste est congolaise est l’œuvre d’une ingénieure, madame Thérèse Izay Kirongozi.

Autour, on a placé de grandes photos de rues de la capitale congolaise

La salle consacrée à l’histoire coloniale belge prend comme point de départ la position clé de l’Afrique centrale dans le commerce mondial à la fin du 15e siècle. La création de l’État indépendant du Congo, ambition personnelle de Léopold II, est ensuite présentée, suivie par la reprise en 1908 de l’administration du pays par la Belgique.

Enfin, le résultat le plus touchant de la nouvelle approche du musée est la présence d’œuvres d’art contemporaines dans plusieurs lieux du musée. Des artistes contemporains congolais ont en effet investi les lieux pour créer un dialogue avec l’art africain traditionnel ou remettre en question certains vestiges de la colonisation.

Grâce à ses collections et à sa nouvelle scénographie, l’AfricaMuseum réussit à immerger le visiteur dans cette région pleine de contrastes et de surprises

Pour autant, le musée métamorphosé est loin, très loin même, de faire l’unanimité. Certains membres de la diaspora congolaise estiment que l’intention était bonne, mais que la promesse de décolonisation est loin d’avoir été tenue.

Pour son directeur, Guido Gryseels, l’AfricaMuseum est un musée contemporain sur l’Afrique d’aujourd’hui, intégrant une approche critique de notre passé colonial, et « lieu de débat et de rencontres pour tous ceux qui s’intéressent à l’Afrique ». Bref, « un forum où peuvent s’exprimer et se retrouver des visions et des idées divergentes, contribuant à une image plus fouillée et plus variée de l’Afrique dans le monde ».

Pour notre part nous avons beaucoup apprécié les visites guidées de la matinée et de l’après midi ( et encore on n’a pas vu tout !) ainsi que le plat traditionnel (Poulet Moambe) du restaurant Tembo. Merci à nos deux guides pour leurs abondants commentaires, surtout quand nous avons abordé l’histoire de la colonisation.