Butineur sur fleur d’échinops

 

 

 

 

 

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Train World (25-11-2016)

L’ère de la vapeur demeure une période fascinante de l’histoire du rail.

 

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Train World rassemble les pièces les plus précieuses du patrimoine ferroviaire belge. Le musée du train a collecté son patrimoine à travers tout le pays. Ainsi, 22 exemplaires de locomotives et matériel roulant, 1.250 objets et 64 projections sont désormais exposés en les murs de la gare de Schaerbeek et de son extension de 8000 m².

Le célèbre dessinateur François Schuiten, Schaerbeekois, a réalisé la scénographie du musée, en collaboration avec Expoduo. Train World constitue dès lors un récit, une succession de décors qui entraîne les visiteurs à travers le passé, le présent et l’avenir des chemins de fer.

La scénographie est grandiose. La musique de fond achève de vous faire voyager dans le temps, à une époque on entendait le train freiner et que de la vapeur s’échappait sous les roues de la locomotive..

 

C’est dans une salle sombre que débute la visite. Sur une carte qui semble flotter dans les airs, des dates défilent. La plus ancienne, le 5 mai 1835, nous renseigne sur le jour où un train roulait pour la première fois en Belgique et sur le continent européen. Car, ne l’oublions pas : avec la ligne Bruxelles-Malines, Bruxelles est devenue la première capitale au monde à être desservie par un train !

 

Dans cette salle, nous découvrons comment, petit à petit, le réseau belge s’est développé. Des lumières intelligemment disposées mènent notre regard vers les plus anciennes locomotives à vapeur du musée : L’Éléphant (1835), la locomotive Pays de Waes (1844), la locomotive type 18 (1902).

 

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Victor Hugo prit le train pour la première fois en Belgique sur la ligne Anvers-Bruxelles. Émerveillé, il écrivit : “Il faut beaucoup d’efforts pour ne pas se figurer que le cheval de fer est une bête véritable.

 

Maquette de la locomotive à vapeur ‘L’Eléphant’

 

Avec ‘la Flèche’ et la ‘Stephenson’, ‘L’Eléphant’ assura le tout premier parcours destiné au transport de voyageurs sur le continent européen, entre Bruxelles-Allée Verte et Malines, le 5 mai 1835.

 

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La locomotive fut construite en 1835 par la firme britannique ‘Charles Tayleur and Company’ et était à l’origine destinée aux trains de marchandises. Elle pesait 20 tonnes et disposait d’une puissance de traction de 100 CV.

En 1885, une réplique de la locomotive fut réalisée à l’occasion du cinquantenaire des Chemins de fer de l’Etat belge. ‘L’Eléphant’ originale fut démantelée par l’occupant allemand durant la Première Guerre Mondiale.

 

La locomotive « Pays de Waes »

 

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Les neuf premières locomotives destinées au chemin de fer d’Anvers à Gand avaient été fournies de 1842 à 1844 par l’ancien atelier Postula, situé près de la place du Jeu de Balle à Bruxelles, et mieux connu sous l’appellation d’ « Atelier du Renard » à cause de la proximité de la rue du même nom.

Ces locomotives-tender légères à roues libres de 1,50 m avaient été étudiées par De Ridder. Elles étaient munies d’une soute à eau en selle et pesaient 17,55 t en charge. Le système de distribution s’effectuait au moyen de deux tiroirs permettant la marche avec détente ou à pleine pression. Les cylindres étaient disposés à l’extérieur, de part et d’autre du foyer vertical.

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Les locomotives n° 1 à 9 portaient respectivement les noms suivants : « La Flandre », « Pays de Waes », « Richaet », « P. Verheyen », « Anvers », « Gand », « Saint-Nicolas », « Lokeren », « Beveren ».

Ces locomotives ont circulé quelque cinquante ans, jusqu’en 1896 quand l’État belge reprend l’exploitation de la ligne est met la voie à l’écartement normal de 1 435 mm.

 

On peut admirer la n° 2 « Pays de Waes », la locomotive la plus ancienne qui ait été conservée sur le continent européen. La locomotive fut mise en service en 1844.

 

  • Constructeur : Ateliers Postula
  • Année de construction : 1842
  • Poids : 13,5 tonnes
  • Poids en charge : 17,55 tonnes
  • Écartement : 1,145 m
  • Diamètre des roues : 1,500 m
  • Hauteur : 3,950 mètres

 

La locomotive 10.018 de type « Pacific »

 

La Type 10 des chemins de fer belges (SNCB) était une locomotive à vapeur rapide de type Pacific (disposition d’essieux 231, soit du nez à la cabine : un bogie à 2 roues porteuses, puis trois grandes roues motrices et enfin d’un autre essieux porteur solidaire du châssis).

 

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La 10.018, dernière machine à avoir arpenté la ligne du Luxembourg, est préservée.

Vers 1910, l’ingénieur Flamme était en train de dessiner un nouveau modèle de locomotive. Elle devait devenir une locomotive puissante et rapide destinée à tracter les trains sur les pentes entre Bruxelles et le Luxembourg. Le modèle fut la type 10, numérotée 4500-4558, puis 1001 à 1049 et ensuite 10.001 à 10.049. Remarquez que certaines machines n’ont pas survécu à la première guerre mondiale.


Le but était d’utiliser un maximum de technologies belges, ce qui donnait cet air bizarroïde.

Deux types furent construits: le type léger et le type lourd. Ce dernier ne pesait que quelques tonnes de plus.

Pour leur époque, ces machines produisaient déjà une puissance de 2250 CV et atteignaient une vitesse de 50 km/h sur une pente de 16% avec un train de 381 tonnes au crochet. La vitesse maximale étant 120km/h. Au cours du temps, des modifications ont été appliquées dont les plus visibles concernent la cheminée, le coupe-vent sur le toit, le tender et pares-à-vent. Au moment de la seconde guerre mondiale, les prestations furent améliorées la rendant aussi puissante que la type 1: 500 tonnes au lieu de 381 pour les mêmes circonstances.

Par coup de malchance, l’électrification et les diesels leurs barraient le chemin du temps: elles quittaient les voies l’une après l’autre. La dernière, 10.016, tenait bon jusqu’en 1965.

Heureusement qu’on a décidé de conserver la 10.018 en 1959, mais cette loco n’est pas en état de marche à ce jour dû à des fissures dans les roues et autres.

Cette machine est également liégeoise, mais provient de l’usine John Cockerill à Seraing. Construite en 1912, la type 10 remorquait des express lourds de voyageurs sur les lignes de Bruxelles vers Luxembourg et vers Verviers Sa vitesse commerciale maximale était de 120 km/h. Cette locomotive qui était en service jusqu’en 1959, est exposée dans sa livrée verte SNCB.

 

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Locomotive 18.051 de type « American »

 

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Cette locomotive fut fabriquée à Liège en 1905 dans les ateliers de la SA Saint-Léonard en s’inspirant du modèle des locomotives écossaises de la « Caledonian Railway ».

 

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Elle pouvait atteindre une vitesse maximale de 120 km par heure, ce qui lui permettait de remorquer des trains blocs (train à composition fixe reliant les grandes villes). Elle remorquait également les trois voitures royales qui furent assemblées sous le règne de Léopold II et d’Albert Ier. Les amateurs de faste ne manqueront pas d’être enchantés par les deux voitures royales restaurées qui datent de 1901 et de 1939.

Dans le cadre de sa restauration , la type 18 a retrouver sa livrée d’origine brun chocolat qui était celle des Chemins de Fer de l’Etat Belge avant 1930.

Le régime Mc Intosh aux chemins de fer de l’Etat belge  s’étend de 1898 à 1910 et désigne la période durant laquelle les ingénieurs de la compagnie conçurent des machines à vapeur dérivées de la classe 721 « Dunalastair » des Caledonian Railways conçues par l’ingénieur John F. Mc Intosh. Deux grands types furent conçus sur cette base : le type 17 (dont dériveront les types 18,19 & 20), une machine de ligne à arrangement de route 2-2-0 et le type 15 (dont dériveront les types 14 & 16), une machine tender pour trains omnibus à arrangement de route 2-2-1. On peut la considérer comme une période de transition entre les régimes Belpaire (1864-1898) et Flamme.

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Locomotive 12.004 de type « Atlantic »

 

La mythique Type 12 Atlantic est la star de Train World.

 

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Son aérodynamisme, sa puissance et ses roues de 2,10 m de diamètre en font un véritable monstre de vitesse, mais d’une beauté époustouflante ! La loco est du type « Atlantic » ce qui veut dire aussi qu’elle est faite pour les trains rapides sur terrain plat.

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D’ailleurs, en 1939, elle effectue le trajet Bruxelles-Ostende en 57 minutes. Filant à plus de 120 km/h de moyenne, elle obtient alors le ruban bleu, le record mondial de vitesse d’un train à vapeur sur une ligne régulière, en service commercial. Lors d’essais, elle a même atteint la vitesse record de 165 km/h.

C’est avec enthousiasme que la presse relate cet événement.

Lorsque les six Type 12 Atlantic sont livrées en 1939 par les usines Cockerill à la SNCB, elles sont saluées pour leur modernité. Et pourtant, elles entrent en service au moment même où la traction à vapeur est remise en cause et subit la concurrence des tractions diesel et électrique.

Les Type 12 sont donc condamnées à terme, alors que ces machines n’ont pas trente ans !

Après la guerre, les machines roulaient aussi jusqu’à Liège, même si elles n’étaient pas construites pour ça. Bien sûr ce n’était pas le seul trajet: elles étaient aussi utilisées sur le trajet Bruxelles-Roosendaal et d’autres trajets plats et rapides.

L’ultime voyage de l’une d’elles a lieu en 1962, entre Lille et Bruxelles.

Ensuite, elles sont envoyées à la casse !

Lorsqu’il voit défiler un convoi funèbre de locomotives à vapeur promises au ferraillage, le patron de l’atelier de Bruxelles-Midi décida d’en garder une sur le côté.

Elle fut remise en état en 1985 en l’honneur des 150 ans de chemins de fer en Belgique mais pas pour longtemps: Des ennuis mécaniques l’ont contraintes à un repos bien mérité.

 

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Trouvé sur le WEB :

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Locomotive à vapeur type 51

 

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La locomotive 1152 faisait partie d’une série de 471 locomotives-tender conçues pour le service des manœuvres.

Elle fut construite et mise en service en 1879. Cette vieille dame, d’une puissance de 250 CV, pouvait atteindre une vitesse maximale de 45 km/h.

La locomotive fut utilisée sur le réseau belge jusqu’en 1929 avant d’être vendue à la firme SA Carbonisation Centrale.

En 1967, la locomotive fut mise à la disposition d’un musée des chemins de fer. Elle fut récemment restaurée à Gentbrugge.

 

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Locomotive électrique 15.03

 

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La série 15 est une série de cinq locomotives électriques polycourant commandée en 1962 par la SNCB pour pouvoir tracter les trains internationaux sur la ligne TEE Paris-Bruxelles-Amsterdam.

Les derniers exemplaires assurèrent leurs ultimes parcours en 2004.

 

Le train postal

 

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Dans ce wagon, à gauche le courrier pour la Wallonie, à droite pour la Flandre !

 

Rame électrique AM35

 

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In 1935, the Belgian Railways celebrated its centenary, and marked the occasion with the inauguration of the first electric line on the network, namely Line 25 from Brussels-North to Antwerp-Central.  The electrification of Line 25 was intended as the start of the full electrification of all of the main lines of the Belgian Railway network.

Now, I have to add at this point that the electrification of Line 25 was not the first electric railway in Belgium.  That honour went to Line 160, which linked the stations of Brussels-Quartier Léopold (nowadays Brussel-Luxembourg station) and Tervuren, however, this was just a local branchline, with electric trains based on those of the Paris suburban network which in the end would not be compatible with the rest of the electric neetwork; Line 160 would eventually close in December of 1959.

Together with the electric network came new equipment in the form of the AM35 of 1935.  This class of electric multiple units consisted of 12 articulated, four-part units, with Second and Third class seating.

Soon, though, experience showed that the AM35 class was insufficient for use on the busy Antwerp-Brussel mainline.  Especially during peak hours, the trains ended up being crowded, even when it consisted of two coupled AM35s; as a result, additional carriages were built in 1939, so that during peak hours, the four-part EMU’s could be quickly converted to six-part units.  However, the railways also ordered additional EMU’s, which entered service in 1939 as the AM39, a class of eight dual-carriage units which would go on to form the template of the post-War EMU’s of the Belgian Railways.

The outbreak of War in 1939 curtailed the electrification programme of the Belgian Railways, and for 14 years the Antwerp-Brussels line would remain the only stretch of mainline railways in Belgium to be electrified.  This remained so until 1949, when line 124 linking Brussels and Charleroi was opened as the first stretch of Belgian railways to be electrified in the post-War era.  After this, things progressed quickly, with new electric lines being inaugurated on an annual basis, and literally hundreds of electric units and locomotives being delivered in the decade following.

The AM35s of 1935 remained in passenger service until 1962.  8 units were subsequently converted into two-part Postal units, and continued to see use as such until 1989.  Unit 12 was preserved in its entirety, and even returned to service in 1985 to celebrate 150 years of Belgian Railways; however it was permanently withdrawn from use in the mid-1990s.  Unfortunately, only one extremity is on display at the museum, with the remaining three cars of unit 12 being held at the Schaarbeek depot across the line from the museum.

 

(Extrait d’un site WEB)

 

Pont Vierendeel

Un élément de pont montre la technique innovante de construction pour alléger l’ouvrage d’art.

 

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Une salle fascinante où d’innombrables objets des chemins de fer sont exposés.

 

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La magie opère. Les plus curieux s’attardent pour comprendre l’utilité de ceux-ci.

 

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Pour moi, ce pèse-personne qui délivrait un ticket avec le poids. Cela me rappelle les voyages en train vers Bruxelles avec ma grand-mère.

 

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En fin de visite, un dernier regard sur la maquette de la locomotive « Le Belge ».

 

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« Le Belge » présentait les dispositions que la locomotive devait garder longtemps : à l’avant, deux cylindres intérieurs horizontaux placés sous la boîte à fumée ; longerons extérieurs aux roues ; un essieu porteur à l’avant ; l’essieu moteur à grandes roues indépendantes, au milieu ; un essieu porteur à l’arrière du foyer. Le corps cylindrique était recouvert de planches maintenues au moyen de cercles de cuivre.

 

 

Pour compléter :

 

http://www.histoire-des-belges.be/au-fil-du-temps/epoque-contemporaine/les-premiers-trains-belges-en-1835

 

http://www.trainworld.be/fr

 

http://www.club-rmm.be/telecharge/tw.pdf

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Train_World

 

http://www.trainworld.be/src/Frontend/Files/userfiles/files/Parcours_Adultes.pdf

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_de_Waes_(locomotive)

 

http://rixke.tassignon.be/spip.php?article473

 

http://rixke.tassignon.be/spip.php?article947

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Type_10_(SNCB)

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Type_14_%C3%A0_20_(SNCB)

 

http://www.activitysimulatorworld.net/chargements_temporaires/ASW_Chargements_LocVapeur.html

 

http://www.railfaneurope.net/pix/be/steam/10018/pix.html

 

http://www.trainworld.be/src/Frontend/Files/userfiles/files/SUR%20LA%20BONNE%20VOIE%20fr.pdf

 

http://vapeurvive.skynetblogs.be/archive/2006/10/27/un-autre-chef-d-oeuvre-le-type-12.html

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mat%C3%A9riel_roulant_de_la_SNCB

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9rie_15_(SNCB)

 

http://www.rail.lu/materiel/sncb15.html

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pont_Vierendeel

 

http://rixke.tassignon.be/spip.php?article192

 

 

 

Photos

 

http://flickrhivemind.net/Tags/sncb,stel

 

http://kanyiko.deviantart.com/art/Schaarbeek-021015-TrainWorld-AM35-unit-12-565222007

 

http://train-world.deviantart.com/