Westphalie (3) : Nordkirchen et Kalkaar

Troisième journée : Nordkirchen et Kalkaar

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Nordkirchen, le « Versailles de Westphalie ».

Le prince-évêque de Münster, Friedrich Christian von Plettenberg, fait l’acquisition de l’ancien château médiéval en 1694. Il décide de construire sur son emplacement un nouvel édifice. Les travaux du nouveau château commencent en 1703 sous la direction de Gottfried Laurenz Pictorius. En 1723, le neveu du prélat, Ferdinand von Plettenberg fait appel à l’architecte Johann Conrad Schlaun qui le termine en 1734.

Le château passe ensuite entre les mains du fils de Ferdinand von Plettenberg, le comte Franz Joseph, puis de son petit-fils, Franz Joseph Anton.

À la mort du dernier des Plettenberg, en 1891, le château devient la propriété de la branche hongroise de la famille, les Esterhazy.

Il est vendu en 1903 au duc Engelbert-Marie d’Arenberg.

Au début du XXe siècle, les jardins sont redessinés selon leur style initial, avec les parterres de broderies, l’allée des sculptures, l’île de Vénus.

 

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Les plans de transformation des parcs du château prirent fin à l’éclatement de la Première Guerre mondiale. L’ensemble fut de moins en moins entretenu et se délabra presque complètement jusqu’à la prise en charge par le Land de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 1958.

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A partir de cette date, le château et l’orangerie furent restaurés pour devenir le cadre de l’Institut Universitaire de Technologie des Finances et les premières mesures de remise en état des parcs furent prises, principalement dans le jardin nord et le jardin est, ainsi que sur l’île du château.

Les murs de ce vaste édifice abritent des œuvres d’art intéressantes

Au plafond de la chapelle, on trouve une représentation en trompe-l’œil sur toile de l’Assomption de la Vierge entourée à chaque coin d’une représentation en haut relief des quatre évangélistes accompagnés de leurs symboles respectifs.

 

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Dans le vestibule, on trouve des peintures de l’italien Rico, mais également ses imitations de marbre noir sur des colonnes en bois. Des bustes de marbres des anciens propriétaires (Ferdinand von Plettenberg) et dans l’ escalier, une magnifique statue de lui, enfant, accompagné de son chien.

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La salle de Jupiter est richement décorée.

 

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Lors de cette intéressante visite, la guide locale attira notre attention sur un roman de Michel de Didisheim : « Tu devais disparaître ». Ce roman se base sur l’histoire d’une petite fille à laquelle on a masqué son ascendance maternelle. Elle était l’arrière- petite-fille de la rien Victoria. Elle a épousé en seconde noce un Arenberg, a vécu à Nordkirchen pendant la guerre et sera enterrée dans la chapelle du château d’Enghien.

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Kalkar

Le principal monument de la ville est l’église Saint-Nicolas (Sankt Nicolai), qui contient de nombreux retables et notamment le retable de la Passion de Maître Arnt (actif de 1460 à 1491), l’artiste le plus influent du Rhin inférieur à cette époque.

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À la fin du Moyen âge, les ateliers de la région du Bas-Rhin déploient une intense activité dans le domaine de la sculpture. Dans les villes de Kalkar et de Xanten, de grands retables d’autels y témoignent encore de la virtuosité technique et de l’imagination fertile des sculpteurs qui firent la réputation de ces centres de production.

Ainsi, on trouve à Kalkar les œuvres de l’un des artistes les plus importants, maître Arnt, dont l’activité est attestée à partir des années 1460.

L’influence de cet artiste sur les autres sculpteurs de son temps fut considérable : ses œuvres témoignent d’une familiarité avec les œuvres de Rogier van der Weyden, notamment par l’intensité dramatique de la représentation, servie par des compositions efficaces et une puissante plastique

 

Maître-autel : sculptures de Maître Arnt et de ses successeurs Jan van Halderen et Ludwig Juppe, tableaux de Jan Joest et de ses élèves.

Le retable ouvert a pour thème la Passion du Christ. La représentation est répartie sur la panneau central, mais elle commence dès la prédelle, avec l’entrée à Jérusalem et la Cène, et se poursuit sur les tableaux du volet droit avec la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte et la Mort de la Vierge.

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Le retable sculpté donne à voir une superposition et un enchevêtrement d’un très grand nombre de scènes petites et grandes autour de la vie et de la Passion de Jésus avec, comme couronnement, la scène de la crucifixion dans le haut de la partie centrale. On peut observer que le retable est composé de morceaux sculptés individuellement puis assemblés; avec le temps, cette composition apparaît plus clairement. La peinture des panneaux, d’usage à l’époque, aurait cachés les coupures, mais les panneaux n’ont pas été peint, soit par manque d’argent, soit parce que les goûts avaient évolués.

Autel des sept douleurs : Henrik Douverman, Hendrik Grotens et Ferdinand Langenberg

Partant de la personne de l’ancêtre Jesse, figuré dans la prédelle, les branches richement ciselées s’élèvent et enlacent les autres ancêtres de Jésus qui encadrent la structure à compartiment de l’écrin central. Le chêne cassant semble libéré de ses contingences, tant il se tord et se plie jusqu’à monter dans une auréole rayonnante qui contenait autrefois une statue pieuse, remplacée par une Vierge à l’Enfant en gloire de style néo-gothique.

 

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Tout en relatant des scènes bibliques, Douverman conserve l’usage de l’époque de représenter des personnages vêtus selon la mode du jours. Les vêtements des personnages importants contiennent tous les attributs de la mode du jour. Cela se voit particulièrement bien dans les personnages qui paradent devant les crucifiés. Et même dans la présentation au temple, l’enfant Jésus est emmailloté comme c’était alors l’usage.

Autel de saint Georges : Maître Arnt, Derick Baegert, Ludwig Jupan

La partie centrale du retable est l’œuvre de Maître Arnt, aussi appelé Arnt van Zwolle, ou Arnt Beeldesnider (« Arnt le scupteur »), et se présente dans sa forme originelle. Le panneau a été commencé vers 1480 et achevé en 1492. La vie et le martyre de Georges, comme racontés par la légende, sont décrits dans neuf scènes. Elles sont représentées dans un arrière-plan commun, séparé en trois parties par deux fines colonnes torsadées. La scène centrale montre saint Georges à cheval qui défait le dragon. À ses côtés, agenouillée, la princesse Aja délivrée par Georges, et au-dessus le père de la princesse, roi de la ville légendaire Sibèle menacée par le dragon.

 

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Autel de la Vierge Marie : Ludwig Jupan

 

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Autel de Crépin et Crépinien : Kerstgen van Ringenberch

 

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Autel de la Trinité : Arnt van Tricht

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Autel de saint Jean-Baptiste : Arnt van Tricht

 

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Autel de saint Jacques : Maître Rutger et un élève de Maître Arnt

 

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Autel de sainte Anne trinitaire : inconnu.

 

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On remarque encore ce lustre élégant de la Vierge en gloire.

 

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Il consiste en un piédestal avec des figures auxquelles sont attachées des porte-cierges métalliques; au centre une double Vierge, debout sur une lune, entourée d’une mandorle de rayons de soleil et complètement entouré d’un arbre de Jessé.

Retable de la Mort de Marie

 

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Vitraux

Ce qui rend l’église unique, c’est le lien existant entre ces œuvres d’art médiéval et les fenêtres contemporaines, réalisées par le biologiste, physicien et peintre de vitraux Karl-Martin Hartmann en l’an 2000.

 

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Orgue

L’orgue a été construit par le facteur d’orgue Seifert, de Kevelaer, en 1968. Il possède des claviers et registres électroniques. L’orgue est enchâssé dans un buffet qui avait été construit pour l’orgue précédent.

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Pour compléter :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Nordkirchen

https://de.wikipedia.org/wiki/Schloss_Nordkirchen

http://cmsfr.eghn.org/nordkirchen-garten.html

http://www.ruhrnachrichten.de/bilder/nordkirchen/cme119855,3085387

http://www.lalibre.be/culture/livres-bd/didisheim-le-roman-d-un-siecle-51b8ba11e4b0de6db9bae5e9

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Nicolas_%28Kalkar%29

Le mot de la fin

Ainsi ce termine un agréable voyage à la découverte d’un patrimoine intéressant.

Merci à Geneviève qui l’avait organisé et à Isabelle (Art&Fact) qui nous a si bien guidé durant ces trois journées bien remplies.

 

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Westphalie (2) : Münster

Deuxième journée 

Visite de Münster, d’abord sous la brume et puis sous un soleil éclatant.

 

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Un dicton populaire raconte qu’à Münster, « Soit il pleut, soit les cloches sonnent. Et si c’est les deux, alors on est dimanche ».

Cette petite cité coule aujourd’hui des jours tranquilles, à l’abri de la monumentale cathédrale Saint-Paul, fondée au XIIe siècle, reconstruite en 1952, car entièrement détruite, comme le reste de la ville, en 1945 (16 000 bombes explosives en février et mars l’ont rayée de la carte). 

Tirant son nom du latin « Monasterium ». la ville ancre les racines de son riche passé dans l’époque médiévale.

 

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Évangélisée au VIIIe siècle par un émissaire de Charlemagne, Saint Ludger, elle devient le plus ancien évêché d’Allemagne du Nord.

Depuis lors, chaque période a laissé sa marque sur cette ancienne ville de la ligue hanséatique – de l’hôtel de ville gothique au château baroque, et des reconstructions d’après-guerre aux édifices contemporains, comme le flambant neuf Musée de l’art et de la civilisation.

Un patrimoine exceptionnel est niché au cœur de la ville. Au détour de chaque rue, Munster dévoile ses trésors, des maisons aux arcatures médiévales de la Prinzipalmarkt à l’hôtel de ville gothique, théâtre en 1648 d’un épisode majeur dans le traité de paix entre Néerlandais et Espagnols.

Plusieurs clochers rythment le paysage urbain : à la cathédrale Saint-Paul, harmonieux mariage entre roman et gothique, répondent les surprenantes cages en fer de l’église Saint-Lambert.

 

La cathédrale Saint-Paul (Sankt Paulus Dom) est le monument le plus célèbre de la ville. Elle est pour l’essentiel une œuvre du XIIIe siècle.

 

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Elle fut presque entièrement détruite (voûtes, arcs, piliers, statues, objets de valeur…) pendant la seconde guerre mondiale. Elle fut reconstruite en dix ans lors de la reconstruction de Münster.

 

 

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L’horloge astronomique est une merveille de technique. Elle se situe dans le déambulatoire de la cathédrale.

 

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La première horloge avait été détruite par les anabaptistes, mais on n’a jamais su précisément de quand elle datait. Mais une fois que le règne des anabaptistes fut terminé, on reconstruisit une autre horloge astronomique au même emplacement en 1540.

Trois personnes participèrent à sa création : le mathématicien et imprimeur Dietrich Tewyvel, le moine franciscain et auteur du calendrier Johan von Aachen, et le forgeron Nikolaus Windenaker. Pour donner à l’horloge astronomique une allure plus artistique, on fit appel à un peintre et à un sculpteur.

Tom Ring l’Ancien a peint au sommet une galerie occupée par des spectateurs.

 

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Tous les jours à midi, la ronde des rois mages sort d’une petite porte de l’horloge. Pendant qu’ils tournent autour d’un axe pour revenir à l’intérieur de l’horloge, un vieux carillon joue un air de Noël.

 

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Il y a deux personnages de chaque côté de la partie supérieure de l’horloge.

A l’extrême gauche, le sonneur sonne les heures pleines, et sa femme tape en même temps avec un marteau sur une cloche.

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Puis à l’extrême droite, Chronos tenant un sablier et une faux qu’il remet à sa voisine « La Mort », cette dernière sonnant les quarts d’heure avec un marteau.

 

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Cette horloge présente aussi les différents phases de nombreuses planètes, de la lune et du soleil.

 

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Le cœur de la ville hanséatique historique bat sur le marché principal (Prinzipalmarkt).

Grâce au développement du commerce de la Hanse, Münster devint une ville prospère. Les marchands se regroupaient sur la grande place de la cathédrale, surtout à l’occasion du Send. Dans les rues du Prinzipalmarkt, de la Salzstrasse et du Roggenmarkt, les marchés s’alignaient, puis peu à peu, à partir du XIIe siècle, s’y installèrent définitivement: les marchands les plus riches construisaient leur maison à pignons et arcades. Sous les arcades étaient exposées les marchandises, derrière des pièces pour les entreposer, et à l’étage les chambres des marchands.

Malheureusement, les maisons du Prinzipalmarkt s’effondrèrent sous l’assaut des bombes en 1945 et seulement deux maisons originales restèrent debout.

La reconstruction aurait duré si les maisons avaient été reconstruites telles qu’elles l’étaient avant : c’est pour cela qu’on ne reconstruisit pas les maisons avec tous leurs détails architecturaux mais dans un style plus simple en conservant la forme principale.

 

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La façade à pignon de l’Hôtel de Ville (détruit pendant la guerre, l’édifice a été reconstruit entre 1950 et 1952, grâce à une souscription lancée au sein des commerçants et chefs d’entreprises locaux) est une très belle œuvre de l’architecture gothique civile en Europe au XIVe siècle. Elle est ornées de fins remplages et de pinacles.

 

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Remplage (Architecture) : Armature de pierre qui, dans l’architecture gothique, encadre les vitraux des fenêtres polylobées.

Et c’est dans l’hôtel de ville que se déroulèrent une partie des négociations qui ont abouti à la signature de la Paix de Westphalie en 1648, mettant fin à la guerre de Trente Ans, une guerre de religion qui avait dévasté une bonne partie du pays.  

La salle du Conseil fut rebaptisée « salle de la Paix« . C’est aussi dans cette salle que fut proclamée l’indépendance des Pays-Bas qui appartenait alors à l’Allemagne et de la Suisse, la cession à la France de l’Alsace et des Trois Évêchés (Metz, Toul et Verdun).

Ses boiseries Renaissance ont été conservées intactes. De petites scènes symboliques ou grotesques masquent les casiers des archives. Le banc des conseillers s’adosse à de beaux panneaux sculptés de niches à personnages et d’une frise d’où émergent des têtes de bourgeois.

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Les peintures représentent les souverains des principaux pays signataires.

La cheminée a été construite après la guerre. Elle est différente de l’originale qui datait de 1577 et reprend des scènes de la Bible.

 

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Pas loin, la tour (Stadhausturm) de l’ancien hôtel de ville.

 

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Au passage, notre regard est attiré par l’élégante flèche ajourée de l’église Saint-Lambert (99 m).

 

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Depuis le XIXe siècle, elle coiffe la tour à laquelle sont suspendues trois cages de fer dans lesquelles furent exposés les cadavres des chefs anabaptistes – secte prônant le baptême pour les adultes seulement – après la répression du mouvement (1536).

 

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Cette église fut construite par les commerçants et les bourgeois du début de la Hanse, en 1375. Ils la préféraient à la cathédrale : cette dernière était le symbole du pouvoir ecclésiastique, tandis que la Lambertikirche était le symbole de la richesse bourgeoise et marchande.

Elle est de style gothique, et fut construite selon le modèle de la cathédrale de Fribourg. Elle est composée d’une nef principale et de deux nefs adjacentes de même hauteur, soutenues par de nombreux piliers élancés. On remarque aussi la présence de nombreux grands vitraux.

 

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Les cages de la Lambertikirche

Accrochées au clocher, il y a trois cages en fer. Au XVIe siècle, les anabaptistes voulurent instaurer le royaume millénaire de Dieu. Lorsque le dernier roi, Jan van Leyden (Jean de Leyde), et ses deux meneurs furent exécutés par l’évêque en 1536, le règne effroyable des anabaptistes cessa. Pour servir d’exemple, l’évêque fit construire trois cages dans lesquelles il mit leur cadavre et qu’il suspendit en haut du clocher.

La théocratie anabaptiste

En janvier 1534, le prêcheur anabaptiste Jan Matthijs envoya d’Amsterdam un certain Jean de Leyde, « apôtre » qu’il avait lui-même baptisé en novembre 1533, vers Münster. Le 2 mars 1534 (mais selon certaines sources dès la mi-février même), il lui emboîta le pas et proclama Münster «Jérusalem céleste». Bien que le nouveau conseil des échevins soit favorable aux idées des anabaptistes, l’arrivée de Matthijs déchaîna le jour même une controverse des Images en ville. Toutes les églises et monastères furent dévastés afin d’expurger les traces du passé mensonger. Le prédicateur annonça son « Programme apocalyptique1 » :

  1. Il faut anéantir les incroyants en vue de la parousie,
  2. Le Christ instituera une théocratie terrestre,
  3. Les « émissaires apostoliques » sont invincibles et doivent annoncer l’imminence du Royaume.

Le 24 février 1534, Matthijs enjoignit aux habitants de Münster de venir se faire baptiser ; celui qui entendait s’y refuser devait quitter la ville avant minuit. On ordonna de brûler tous les livres à l’exception des Bibles. Matthijs déclara la communauté des biens et la Polygynie (une forme de polygamie).

Entretemps, l’évêque de Münster Franz von Waldeck avait fait arrêter Bernd Rothmann le 23 janvier 1534 et entreprit d’assiéger la ville dont il avait été chassé.

Le 5 avril 1534, jour de Pâques, dans un prêche sur la Place du Marché, Matthijs se présenta comme le Nouveau Gédéon. Après une ultime vision du jugement dernier, il monta à cheval, accompagné de quelques fidèles, et sortit sans armes de la ville pour réclamer la reddition des assiégeants. Il fut immédiatement jeté à bas et mis en pièce par des lansquenets1. Après l’exécution de Matthijs aux portes de la ville assiégée (avril 1534), Jean de Leyde se proclama « roi de Sion », confirma la communauté universelle des biens et des personnes (la polygamie). La ville de Münster, réduite par la famine et les épidémies, ne se rendit que le 25 juin 1535. Lors du dernier assaut, tous les anabaptistes qu’on put saisir furent passés par le fil de l’épée, et le carnage ne s’interrompit qu’au bout de deux jours. Quant à Jean de Leyde, il fut détenu six mois en attente d’un châtiment exemplaire puis fut torturé et mis à mort en public le 22 janvier 1536.

 

En fin de journée, nous découvrons la façade de l‘église Saint-Ludger, l’une des églises catholiques les plus anciennes de la ville. La première église-halle date de 1180.

 

 

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Saint Ludger, premier évêque de Munster (✝ 809)

Originaire d’Utrecht, il fut étudiant à York pour suivre les leçons du célèbre Alcuin. Des bagarres ayant éclaté entre Anglais et Frisons, il revint à Utrecht et fut alors le disciple de saint Grégoire d’Utrecht. Missionnaire en Frise et en Saxe à la demande de Charlemagne, mais avec d’autres moyens et d’autres méthodes que l’empereur, il y fonda un monastère qui fut à l’origine de la dénomination de sa ville épiscopale: Münster en Westphalie.

Entre-temps, nous avons visités le musée régional de Westphalie (Westfälisches Landesmuseum für Kunst und Kulturgeschichte)

Le musée a été le théâtre d’une vaste campagne d’agrandissement et de modernisation : aux côtés de l’ancien bâtiment, se dresse désormais un imposant complexe aux lignes épurées. Cette architecture lumineuse abrite plus de 1000 ans d’art occidental : des toiles des maîtres anciens aux installations contemporaines, en passant les chefs-d’œuvre de l’expressionnisme (signés Otto Dix, Franz Marc ou encore August Macke), ses collections s’étendent du Moyen Age à nos jours.

Pour compléter :

https://nl.wikipedia.org/wiki/Dom_van_M%C3%BCnster

https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%BCnster

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Paul_de_M%C3%BCnster

http://www.patrimoine-horloge.fr/as-munsterd.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ludger

https://de.wikipedia.org/wiki/St._Ludgeri_%28M%C3%BCnster%29

https://www.magnificat.ca/cal/fr/saints/saint_ludger.html

http://www.patrimoine-horloge.fr/as-munsterd.html

https://de.wikipedia.org/wiki/Historisches_Rathaus_M%C3%BCnster

Westphalie (1) : Xanten, Anholt

Retour dans mes archives !

Fin avril 2015, petite escapade annuelle de notre groupe.

Nous partons à la découverte du Münsterland en Westphalie : Xanten, Anholt, Münster, Nordkirchen et Kalkaar.

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Nous sommes piloté par Isabelle, historienne de l’art (Art&Fact) qui nous avait déjà accompagné en Frise (2014).

Première journée

Xanten

 

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D’après la légende, Victor de Xanten était un officier romain membre de la légion thébaine qui fut persécuté puis assassinée dans l’amphithéâtre de Birten près de Xanten avec ses compagnons en 362 car l’empereur persécutait les gens de croyance chrétienne dans tout l’Empire romain. En effet ils auraient refusé de sacrifier aux dieux romains. Il est devenu le saint patron de la ville.

« Quelques légionnaires avaient pu échapper au massacre du 22 septembre 286 à Agaune. Mais Maximilien, qui était alors chargé de la garde du Rhin, poursuivit sa besogne. C’est alors que se situe l’épisode des martyrs attardés de la légion thébaine, comme saint Géréon, à Cologne ou les saints Victor et Mallosus, à Xanten.
Les squelettes des deux martyrs de Xanten ont été retrouvés en 1933, venant confirmer le témoignage de Grégoire de Tours en 587. Le lieu du martyr y est nommé ‘apud Bertunense oppidum’ qui a donné Birten à côté de Xanten. L’appellation Xanten (Ad Sanctos) n’apparaît qu’en 838. La tombe des deux martyrs est à l’origine de la basilique Saint-Victor de Xanten et de la ville qui l’entoure. »

(source: Grand livre des saints culte et iconographie en Occident de Jacques Baudoin)

Une église fut bâtie au XIIe siècle sur l’emplacement d’un sanctuaire fondé par sainte Hélène pour garder les reliques de saint Victor. Il en reste la partie Ouest et les tours qui eurent à souffrir de la dernière guerre. La cathédrale gothique fut commencée en 1263 pour être achevée au XVIe siècle.

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Outre son intérêt architectural, la cathédrale Saint-Victor de Xanten possède des fleurons du mobilier et de la sculpture gothiques.

Elle abrite d’impressionnant retables, notamment le retable de La Vierge (1535) où le talent de l’artiste, Henri Douvermann, a su allier un sens aigu de la réalité à une extraordinaire virtuosité technique.

 

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Le retable du maître-autel (1530) est dû à Barthel Bruyn l’Ancien ; il dépeint la vie de sainte Hélène et de saint Victor.

D’autres retables provenant d’églises environnante y sont aussi rassemblés.

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Tout un théâtre peint et sculpté (DANIÈLE GILLEMON , Le Soir , 27 mai 1993)

Qu’est-ce qu’un retable?

A première vue et pour le profane, une pièce plutôt tarabiscotée, complexe en tous cas, qui tient tout à la fois de l’architecture gothique flamboyante, de la peinture (par ses volets peints) et de la sculpture. Élément monumental du mobilier cultuel, il se ferme comme un coffre infiniment précieux, trône dans les églises sur la table d’autel, comporte en sa partie centrale des figurines sculptées polychromes et dorées, chaque fois taillées individuellement. Le retable demande beaucoup d’attention dans la mesure où il donne beaucoup à voir.

Compromis entre trois arts, grouillement de vie et d’anecdotes consigné dans un ample mouvement décoratif, synthèse entre les formes populaires et sacrées, on peut se faire une idée de la richesse et de la signification de ces grands objets peints et sculptés en visitant la belle collection du musée du Cinquantenaire à Bruxelles.

Par sa complexité, sa profusion, sa dimension «guignol» et sa vocation édifiante, le retable pose certainement un défi à l’esprit moderne naturellement rebelle à la pompe de l’esprit liturgique et sans doute plus attaché, quand il s’agit d’art ancien, à l’unité de ton, à la simplicité, au détail, à la vue rapprochée. Mais passé cet écueil de la surabondance, d’un espace conventionnel, toujours le même, et d’une dimension excessivement ouvragée, on prend un plaisir évident à saisir les différences de style, l’évolution de cette sculpture, l’influence, parfois, d’artistes célèbres, la beauté d’un art de la taille et du modelé de plus en plus à l’aise dans l’expression du sentiment et de l’humanité.

Les retables, création des Pays-Bas à la fin du Moyen Age et plus particulièrement des ateliers brabançons et anversois, ont été largement étudiés; certains historiens de l’art ont insisté sur la dimension théâtrale de ces «fenêtres» très ornées sur la foi et montré qu’elles n’étaient en réalité que la transposition artistique des mystères moyenâgeux, théâtre populaire, de trottoir, qui devait initier le badaud aux tourments de la Passion.

Le retable connut incontestablement à la fin du Moyen Age un rayonnement considérable. Souvent monumental, anonyme, produit d’ateliers collectifs et d’artisans, il s’adresse à la dévotion populaire, édifie le croyant illettré en lui racontant les scènes principales de la vie du Christ.

C’est avec une certaine pertinence qu’on a rapproché les retables et leurs scènes compartimentées, enfermées dans des «cases», de nos modernes bandes dessinées de l’époque: un même impératif narratif mène le lecteur d’une case à l’autre. Les Anversois furent de grands fabricants; leurs ateliers spécialisés ont travaillé à plein rendement durant des années et essaimé aux quatre coins du monde chrétien.

Certains considèrent que ces retables représentent l’expression la plus typique et la plus fougueuse de la pensée artistique et religieuse de la fin du Moyen Age. Comme toutes les pièces en bois, ils sont néanmoins fragiles et ont diversement souffert des mauvaises conditions de conservation dans certaines églises et des variations de température.

 

Château de Anholt

 

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En Westphalie, le pays de Münster doit principalement sa célébrité à de surprenantes constructions peu connues chez nous, des castels entourés d’eau dits ‘Wasserburgen‘.

Dès le Moyen Âge, leur emplacement est choisi afin d’y élever des donjons sur des collines artificielles (« Motten ») cernées d’eau et de palissades. L’invention des armes à feu , au début du XVIe siècle, rendit précaire ce système de défense qui, peu à peu, se raréfie au profit de constructions encore fortifiées, mais aménagées à l’abri de douves ou d’étangs souvent sous forme de deux îles reliées par un pont. La première île ou « Vorburg » abritait les dépendances, la seconde, le « Hauptburg », le logis.

Au XVIIe siècle (après la guerre de Trente ans), tout caractère défensif disparaît et les bâtiments sont transformés en châteaux de plaisance embellis de jardins.

A l’extrême ouest, près de la frontière entre l’Allemagne et les Pays-Bas, se trouve le château d’Anholt, un des plus grands châteaux entourés d’eau de Westphalie. 

 

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L’histoire documentée des parcs d’Anholt remonte jusqu’au XVIe siècle. Les jardins baroques furent aménagés en 1705.

Au XIXe siècle, l’architecte paysagiste de Düsseldorf, Maximilian Friedrich Weyhe, les transforma en style anglais.

Après les ravages et destructions de la Seconde Guerre mondiale, non seulement le château fut reconstruit, mais aussi les jardins furent réaménagés selon les modèles baroques, à partir de 1964.

Le musée rend compte de trois siècles d’habitat princier : collection de tableaux (Rembrandt, Bruegel, Murillo), tapisseries, meubles, porcelaines, armes. Et à l’intérieur, le grand escalier en chêne, la salle des chevaliers avec sa galerie d’ancêtres et la salle de réception décorée de tapisseries flamandes.

On peut se promener dans le parc, faire le tour du jardin d’eau, du bosquet, du jardin du canal, du labyrinthe et du pré à l’état sauvage, et admirer l’union entre l’architecture baroque des jardins et l’aménagement du paysage de style anglais.

 

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Pour compléter :

 

http://archives.lesoir.be/retables-anversois-des-xve-et-xvie-siecles-dans-la-cath_t-19930527-Z06TX0.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Retable

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henrik_Douverman

http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Bruyn/151337

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Victor_de_Xanten

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jan_Baegert

http://cmsfr.eghn.org/anholt-garten

http://www.germany.travel/fr/villes-et-culture/chateaux-parcs-et-jardins/tetes-celebres/reflet-romantique-de-lhistoire-allemande/

http://www.academia.edu/2213159/Les_tableaux_de_Claude_D%C3%A9ruet_conserv%C3%A9s_au_ch%C3%A2teau_dAnholt_Westphalie_

https://commons.wikimedia.org/wiki/Burg_Anholt

 

Désolé pour la mauvaise qualité des photos !

Ballade liégeoise: La Boverie et Saint-Jacques

Petite ballade liégeoise ( 25 mai 2016)

Au programme : le nouveau musée de La Boverie, puis, via la « Belle Liégeoise », trajet pédestre vers la gare des Guillemins pour le repas de midi traditionnel (« Boulets à la liégeoise »). Nous terminerons la journée par la visite de l’église Saint-Jacques.

Nous sommes accompagnés par Isabelle, une historienne de l’art (Art&Fact) qui nous avait déjà piloté lors de voyages en Frise (2014) et en Westphalie (2015).

Musée « La Boverie »

L’exposition « En plein air » est réalisée à partir d’œuvres de peintres de renom tels que Renoir, Manet, Monet, Evenepoel, Pissaro, Cézanne, Boudin ou encore Van Gogh, issues des collections de «LA BOVERIE», du musée du Louvre et de prestigieuses institutions muséales belges et étrangères.

L’exposition propose une réflexion sur la relation de l’homme à son environnement, relation qui a profondément changé entre le XVIIIe et le XXe siècle. La nature est devenue un lieu de plaisir, de détente et de jeux, propices aux échanges sociaux et à l’amour. 

Parallèlement, les artistes découvrent la pratique de la peinture en plein air et développent regard réaliste et fidélité aux contraintes topographiques, climatiques et visuelles.

Ils se passionnent pour des scènes contemporaines, représentent des villes, des parcs, des bords de mer, animés par des promeneurs de leur temps. Les peintres reprennent aussi un thème très créatif du XVIIe siècle : le paysage vu à travers une fenêtre ou une porte empreint d’ombre et de lumière.

Pas de photos pendant la visite ! Donc, des photos retrouvées sur le WEB 

Henri Evenepoel : Promenade du dimanche au bois de Boulogne (1899, musée des Beaux Arts , Liège)

Le peintre met en scène des sujets de son temps. Le bois de Boulogne est un lieu de promenade apprécié des Parisiens. Cette toile, qui paraît être un instantané quasi photographique, a pourtant fait l’objet de multiples études et esquisses préalables qui ont, elles, été saisies sur le vif. Le peintre rend l’impression du mouvement par des coups de pinceaux empâtés, des contours flous, des effets de profondeur de champ et de cadrage empruntés à la photographie.

 

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Eugène Le Poittevin : Bain de mer à Etretat ( 1865, musée d’Art et d’Archéologie et de Sciences naturelles de Troyes)

Séduit par les falaises et les grèves situées à proximité d’Etretat, il s’y fit construire une villa.

Il installe son atelier dans une caloge (vieille embarcation tirée sur la plage et pourvue d’un toit).

Il trouve alors, près de la falaise d’Aval, un point d’observation parfait des activités des touristes.

Ce tableau est sans doute son oeuvre la plus célèbre. Elle montre un plongeoir installé sur un essieu et une paie de roues qui permet aux hommes de sauter dans l’eau et aux femmes de s’approcher de l’eau sans se mouiller. Quelques personnages étranges sont à remarquer, comme cette femme en crinoline sur le ponton.

Guy de Maupassant était un habitué de la plage. L’actrice Eugène Doche qui joua le rôle de la Dame aux Camélias  était aussi une habituée de cette plage.

 

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Eglise Saint Jacques

Histoire

Dédiée à saint Jacques le Mineur, l’abbaye est fondée en 1015 à l’initiative de Baldéric II, prince-évêque de Liège. La nouvelle fondation est établie au sud de l’île formée, à cette époque, par deux bras de la Meuse. Ce qui correspond actuellement au quartier du Parc d’Avroy.

 

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Au XIe et XIIe siècles, l’abbaye est un centre intellectuel et spirituel renommé. Les transcriptions de manuscrits y sont particulièrement soignées.

 

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A partir du XIVe siècle, Saint-Jacques devient l’église officielle de la ville de Liège. Chaque année, on y élit le corps communal liégeois et les deux nouveaux bourgmestres viennent y prêter serment.

Au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle, les moines sollicitent la sécularisation. En 1785, un chapitre de chanoines remplace les moines bénédictins.

A la révolution française, les bâtiments monastiques seront vendus puis démolis.

Il ne restera plus que l’église qui, en 1803, devient église paroissiale.

Visite

L’église gothique actuelle, dont la construction fut achevée en 1538, remplaça l’église romane primitive.

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L’église primitive comportait un avant-corps roman et un clocher octogonal daté des environs de 1170.

Ci-dessous un projet de restauration des tours.

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Seul l’avant-corps avec une de ses trois tours a été conservé.

 

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Parmi les éléments les plus remarquables :

Le portail latéral a été ajouté en 1558. Il est attribué à Lambert Lombard qui s’inspira de la Renaissance Italienne. Il est divisé en trois étages avec niches et colonnes. Au centre, un bas-relief représente le songe de Jacob.

L’accès à l’église se fait par un vaste porche de trois travées, construit plus de vingt ans après l’église elle-même, entre 1552 et 1558, et qui amène dans l’avant-dernière travée des nefs, au nord. Il est construit en style gothique flamboyant comme le reste de l’édifice. Il présente aussi des aménagements nouveaux, fruits de l’esprit de la Renaissance qui gagne notre région à cette époque.

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Le portail est caractéristique d’un style Renaissance pleinement épanoui qui flirte avec le Maniérisme en témoignant d’une influence italianisante évidente.

L’architecte a utilisé tout un répertoire peu fréquent dans nos régions: frontons courbes interrompus, ailerons des niches qui devaient accueillir des sculptures, culots en forme de chapiteaux composites appuyés sur des consoles, ordre composite surmontant un ordre corinthien, et médaillons ovales.

Une rénovation récente qui respecte l’esprit de la Renaissance

Les couleurs, ce sont celles des blasons. Des traces de pigmentation ont en effet été découvertes par les équipes de restauration qui ont donc choisi de respecter les choix de leurs homologues de la Renaissance. Le reste de la façade a été entièrement démonté, les pierres triées en fonction de leur état de santé. La philosophie était de garder au maximum de matériaux d’origine. On a plutôt réparé que remplacé.

Il y a très peu d’exemples d’architecture Renaissance en Wallonie. c’est vraiment un patrimoine exceptionnel.

 

La nef, véritable dentelle de pierre

Contre ces piliers, en hauteur, sont réinstallées neufs statues dont six sont attribuées à Jean Del Cour qui les a sculptées entre 1682 et 1692 dans un bois tendre de tilleul peint en blanc, deux à Simon Cognoulle (1692-1774) et une, reste anonyme.

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La plus grande longueur de l’église depuis l’abside du choeur jusqu’à la tour est de 73 m : la nef centrale à une largeur de 11 m ; sa hauteur est de 23 m.

La voûte exceptionnelle comptant plus de 150 clés de voûte dans la nef centrale.

 

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Au dessus du choeur, les nervures forment une étoile à dix branches. Au centre, une statue représente le Christ entouré par dix anges sculptés portant les instruments de la Passion.

 

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Les stalles du XIVe siècle

Ce qui attire davantage l’attention, ce sont les miséricordes et les séparations de ces stalles, surmontées d’un petit personnage: chacun des trente-deux compartiments porte un ornement différent.

Les artistes du moyen âge aimaient à représenter les vices et les péchés dans ces figures symboliques sur lesquelles les moines devaient s’asseoir ou s’accouder. Et leur imagination bouffonne et ironique s’y livrait librement à toutes ses inspirations capricieuses.

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Les miséricordes ont parfois une simple ornementation végétale, mais plus souvent on y trouve des serpents, monstres , bonshommes accroupis, animaux fantastiques ou sujets bouffons. Quant aux figurines qui surmontent les séparations, elles sont avec évidence des gamineries de l’artiste qui a épié les moines et qui maintenant raille leurs petits défauts, peut-être non sans malice…

 

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Outre une série intéressante d’animaux, tel un lapin qui ronge une feuille de chou, un renard qui dévore une poule , se présente là un mélange sarcastique d’animaux grotesques qui grimacent et ricanent, de singes malicieux qui chantent sans regarder leur livre ouvert, de petits êtres chimériques qui portent le capuchon des moines ou même la mitre du Père Abbé , caricatures de ces bons religieux qui bâillent à l’office du choeur ou qui s’inclinent profondément au Gloria.

Le buffet d’orgues

Le fond de la nef principale est fermé par le très beau buffet d’orgues dû à l’abbé Martin Fanchon en 1600, renouvelé en 1669 par André Séverin.

 

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En 1854, l’orgue est remplacé par Arnold Clerinx et remanié encore à de nombreuses reprises jusqu’au 20e siècle.

Sa restauration par l’entreprise Schumacher en 1997-1998 et celle de la décoration polychrome du buffet par Jacques et Hugues Folville viennent de rendre tout son éclat à ce joyau.

Une frise de statues en haut-relief du 16e siècle, encore marquées d’une profonde tradition gothique, s’étale sous tout le buffet d’orgues. Elles proviennent de l’ancien jubé du chœur érigé par Nicolas Balis comme l’atteste la date de 1538 qui figurait encore au 19e siècle sous le buste d’Isaïe au centre de la composition.

 

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Les vitraux (XVIe siècle)

Les vitraux de l’église Saint-Jacques comptent parmi les plus beaux de Belgique ; ils ont été réalisés et mis en place entre 1525 et 1531. Ils décorent six fenêtres de l’abside et excellent par la richesse des émaux translucides et la composition qui présente des types de constructions de la Renaissance.

Tous les vitraux ont été restaurés en 1842 par Jean-Baptiste Capronnier de Bruxelles qui signa son travail.

Á l’exception du vitrail central qui présente un thème religieux, tous les autres ont un caractère profane et représentent des donateurs accompagnés de leur saint patron. Les donateurs, tous des membres des familles de La Marck et de Hornes, ont ainsi voulu sceller leur réconciliation en offrant des vitraux à l’abbaye de Saint-Jacques.

 

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Jacques de Hornes et ses deux épouses (Nicolaas Rombouts, ca 1525)

 

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La grande verrière à gauche est celle de Jacques de Horne. Le meneau central la divise en deux parties égales: dans l’une est représenté Jacques de Horne, à genoux devant l’autel de la très Sainte Trinité (à remarquer la curieuse représentation des trois Personnes Divines qui est empruntée à l’art gothique primitif).

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Dans l’autre ses deux premières femmes, Marguerite de Croy et Claudine de Savoie. Chaque personnage est accompagné de son saint patron : saint Jacques (le Majeur) avec bourdon et grand chapeau de pèlerin, sainte Marguerite avec le dragon et le saint évêque Claude.

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Le donateur de ce magnifique vitrail est le comte de Horne Jacques III: ses titres, ses initiales, ses 16 quartiers de noblesse, son collier de la Toison d’or sont reproduits partout et contribuent à la splendeur profane de ce monument héraldique qui, dans sa partie importante, ne porte pas à la piété . Le vitrail date des années 1514-1528 car Jacques de Horne épousa sa seconde femme en 1514; en 1528, il redevint veuf et en 1529 il se laissa tenter une troisième fois par les douceurs de l’hyménée… Or, le vitrail ne représente que ses deux premières femmes.

Verrière dite des « Métiers de Liège » (inconnu, ca 1531)

 

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Plus important encore au point de vue historique est le dernier vitrail dont il nous reste à parler: il nous a conservé précieusement une représentation du perron liégeois, représentation authentique des premières années du XVIe siècle. Le vitrail est lui don de Richard de Mérode et d’Arnould le Blavier, bourgmestres de Liège, qui firent ce cadeau magnifique à l’église Saint-Jacques où ils venaient prêter serment.

La partie supérieure du vitrail contient les armoiries des deux bourgmestres et les blasons des « 32 bons métiers de la ville de Liège ». Ces blasons, réunis deux à deux, entourent l’image de saint Jean-Baptiste.

Plus bas, sous une construction Renaissance, se lient un ange qui porte en bandoulière l’écu de Liège: de gueules au perron d’or. Actuellement on ajoute au blason les lettres L. G., mais ces lettres manquent au blason de notre verrière qui est cependant une des plus anciennes et une des plus intéressantes reproductions que nous ayons; sous l’écusson, en un cartouche, se trouve le nom entier LEODIUM. L’ange est entouré des deux saints protecteurs de la cité Notre-Dame et saint Lambert en habits pontificaux.

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Jean de Hornes, saint Lambert de Liège, Vierge à l’Enfant (Nicolaas Rombouts, ca 1525)

Verrière du comte Jean de Horne. Dans la partie supérieure de la verrière, est représenté saint Jacques (le Mineur), entouré des 16 quartiers héraldiques de la famille de Horne , Dans la partie inférieure, sous un dais Renaissance dont les anges soutiennent les draperies, Jean de Home est agenouillé devant l’image de la Sainte Vierge. Jean de Horne, neveu du prince évêque Jean de Horne, devint prévôt de Liège en 1529; aussi, saint Lambert lui est donné comme protecteur. Le vitrail date probablement de cette année 1529.

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Le sacrifice d’Abraham

Au point de vue du sentiment religieux, la verrière qui occupe la lancette centrale de l’abside est la seule qui rappelle les anciennes verrières du Moyen-âge, la seule qui parle vraiment à la piété du peuple.

 

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La partie inférieure du vitrail reproduit deux scènes de l’ancienne Loi qui préfigurent le sacrifice de la Croix.

Sur l’avant-plan Isaac à genoux attend le coup de grâce; déjà Abraham brandit le glaive quand un ange le retient et de son doigt levé menace le patriarche. (Méritent particulièrement l’attention les figures expressives, bien dessinées et l’élégance que l’artiste a mise à draper les vêtements)

 

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Les statues baroques de Del Cour et de son école (fin XVIIe siècle)

L’église Saint-Jacques est décorée de splendides statues baroques.

L’art lyrique du Bernin sera importé, à Liège par le sculpteur Jean Del Cour né à Hamoir en 1627 et décédé à Liège, en 1707.

Del Cour a appris du Bernin non seulement le sens de la mise en scène du mouvement et de l’instantané, les drapés volants, le rendu tactile des matières, mais aussi l’art d’évoquer dans le marbre ou le bois le frémissement intérieur de la vie. 

Son art illustre pleinement le modernisme de son époque. Élan mystique, passion, amour, sensualité, tous les thèmes chers à l’époque baroque. Il les a traduits avec force, dynamisme et noblesse.

 

Sainte Hélène (Simon Cognoulle, tilleul sculpté peint)

 

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Saint Hubert (Jean Del Cour, tilleul sculpté, polychromé, 1689)

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Sainte Scholastique (Jean Del Cour, tilleul sculpté peint, 1691)

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Saint André (Arnold Hontoire, tilleul sculpté peint, ca 1690)

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Vierge (Jean Del Cour, 1692, copie)

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L’original se trouve maintenant dans l’ancienne église abbatiale de Floreffe.

Le monument funéraire de l’évêque Jean le Conseiller

 

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Il accueille le tombeau de l’évêque Jean, personnage quelque peu mythique qui pourrait être l’auteur des premiers plans de l’église primitive

Le personnage est connu par le récit de la vie de l’évêque Baldéric, mort en 1018, la Vita Balderici, écrite par un moine de Saint-Jacques à Liège en 1053. Le récit le présente comme un célèbre peintre italien que l’empereur aurait fait venir d’Italie pour orner l’église d’Aix-la-Chapelle et qui par après peignit l’église de Saint-Jacques à Liège. Il le présente également comme évêque. Mort à Liège, il fut enterré à Saint-Jacques. Ceci est confirmé par la chronique de Gilles d’Orval, qui rapporte l’épitaphe qui accompagnait sa tombe:

STA, LEGE QUOD SPECTAS, IN ME PIA VISCERA FLECTAS.

QUOD SUM, FERT TUMULUS, QUID FUERIM, TITULUS.

ITALIAE NATU, POLLENS ET PONTIFICATU,

JOHANNES FUGIO, PULSUS EPISCOPIO.

DESTINOR HIS ORIS, EXSUL NULLIUS HONORIS.

URBS PIA LEODIUM COMMODAT HOSPITIUM.

(QUA PROBAT ARTE MANUM DAT AQUIS, DAT CERNERE PLANUM

PICTA DOMUS CAROLI, RARA SUB AXE POLI.)

JACOBE JUSTE, TUI MEMOR ESTO FIDELIS ALUMPNI.

HAEC SIT UT AULA TIBI CONDITA CONSULUI.

Arrête, lis ce que tu vois, et que ton tendre coeur ait pitié de moi. Le tombeau annonce ce que je suis; l’inscription dit ce que je fus. Né en Italie, revêtu du pontificat, moi Jean j’ai dû m’enfuir chassé de mon siège épiscopal. Exilé sans honneur, je fus envoyé en ces régions. La ville compatissante de Liège me prêta un asile. (A Aix-la-Chapelle la maison de Charlemagne, par les peintures qui en font une merveille du monde, fait voir clairement par quel art il fait distinguer sa main). Saint Jacques, souvenez-vous de votre fidèle élève, c’est sur mes conseils que cette demeure fut édifiée en votre honneur.

Le couronnement de la Vierge (groupe sculpté du XIVe siècle, moulage)

Situé dans le hall d’entrée, cette sculpture du XIVe siècle représente le Christ levant la main droite pour bénir la vierge couronnée.

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Statue de l’Immaculée Conception (Meester van Elsloo, ca 1525, chêne, polychromie originale)

La statue en bois a 1,63 m de haut. Elle représente la Sainte Vierge debout, dans une attitude aisée et tenant l’Enfant Jésus des deux mains.

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Ce qui frappe à première vue déjà, c’est la figure particulièrement vivante de l’enfant petite tête bouclée et très intéressante, laquelle contraste vivement avec ces figures d’enfants que portent les Madones du moyen-âge.

L’enfant Jésus est nu; de la main droite il tient une petite fleur dorée; le bras et la main gauche ont été renouvelés et c’est à cette occasion qu’on lui a mis un oiseau dans la main gauche.

La statue de la Vierge est remarquable par la majesté douce et paisible de l’attitude, la finesse des traits remarquable aussi par la légèreté des plis drapés avec une grâce exquise, par le fini du moindre détail. Des boucles dorées encadrent le beau visage et de longues tresses, gracieusement ondulées, retombent sur la poitrine et le dos.

Le socle, en pierre de sable, complétait en somme la statue de l’Immaculée debout sur un croissant, car il figure l’arbre de la science du bien et du mal autour duquel s’enroule le serpent tentateur: c’était donc en toute vérité la Vierge qui écrase la tête du démon.

 

Blason de l’abbé Pierre Rennotte (51e abbé, 1741-1763)

Un chevron chargé en chef d’une fleur de lis accompagné en pointe d’une grenouille

Selon son éloge funéraire ; «  Le premier ayant un coeur selon Dieu, paissait son troupeau par la parole et l’exemple; il a modifié l’église pour la rendre plus élégante, comme on peut la voir maintenant; il vécut comme un saint et mourut de même, le 12 décembre 1763. »

 

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Clefs de voûte (ca 1535, pierre de sable)

 

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Buste de saint Marc (console, transept nord)

 

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Rinceaux en relief avec tête

 

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Autel dédié à saint André apôtre (détail de l’autel à retable, 1602 (incertain))

 

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Pietà dite « Notre-Dame de Saint-Rémy » (ca 1500)

 

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L’histoire ne nous révèle rien ni quant à la date où la statue a été sculptée ni quant à l’artiste lui-même. Les spécialistes l’attribuent généralement à la fin du XVe siècle, car la statue appartient encore manifestement à l’art gothique et présente tous les signes qui caractérisent l’art de cette époque.

La statue miraculeuse est une Pieta, taillée en pierre assez friable qu’on a creusée pour que le poids n’en soit pas trop lourd.

La Vierge assise tient le corps inanimé de son Fils sur ses genoux. Dans l’image du Christ, on remarque des fautes de proportion, notamment dans les extrémités, mais la composition n’est pas sans grandeur.

 

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Regardez surtout la Vierge: de sa main droite, elle soutient la tête de son Fils qu’elle considère d’un regard attendri. Dans ses yeux, on lit une expression de profonde tristesse, mais cette Mère toute en larmes manifeste en même temps une admirable résignation calme et sereine. Notre-Dame de Saint-Rémy est vraiment belle.

 

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Pendant tout le XVIIe siècle, le culte de Notre-Dame de Saint-Rémy fut très populaire à Liège; vers 1643, sous le pastorat de Jean-Henri Manigart, quelques guérisons miraculeuses avaient eu lieu par l’intercession de Notre-Dame et depuis lors Saint-Rémy était devenu un lieu de pèlerinage: plusieurs princes-évêques sont venus prier devant la statue miraculeuse.

La pietà a été transférée à Saint-Jacques en 1803, après la suppression de la paroisse Saint-Rémy.

 

 

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Pour compléter :

Pour illustrer mes photos,  j’ai utilisé des commentaires extraits des références suivantes.

 

Boverie

http://histoiresdeliege.skynetblogs.be/boverie/

Saint-Jacques

http://abbaye-saint-jacques.be/documentation/un-peu-dhistoire-2/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_Saint-Jacques_de_Li%C3%A8ge

http://fabrice-muller.be/sj/galerie-photos.html

http://www.fabrice-muller.be/sj/vitraux/vitraux-16s.html

http://www.fabrice-muller.be/sj/vitraux/vitraux-metiers.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/Historique1.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/Restauration-Etude.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/Saint-Jacques-Hendrix.html

http://www.chokier.com/FILES/STJACQUES/E-MonumentsFuneraires.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Del_Cour

http://www.wallonie-en-ligne.net/1995_Wallonie_Atouts-References/1995_ch13-3_Stiennon_Jacques.htm

http://www.liegeartprestige.be/eglise-saint-jacques/

http://balat.kikirpa.be/results.php?linkthrough=BA&linkval=Eglise+Saint-Jacques[Li%C3%A8ge]

http://balat.kikirpa.be/photo.php?path=X045711&objnr=10063506&nr=2

Malte (6) : Les Trois Cités

Nous profitons de notre dernier jour pour partir à la découverte des Trois Cités.

Au sud de La Valette, s’étendent les superbes Trois Cités, deux péninsules entourées d’eau et un port, aux noms chargés d’histoire.

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Le nom collectif des « Trois cités » a été imaginé par Napoléon Bonaparte lorsqu’il réorganisa administrativement l’île de Malte. Il fait référence aux villes de Vittoriosa (anciennement Birgu), la Victorieuse, Senglea et Cospicua (anciennement Bormla), l’Eminente. Kalkara prolonge Vittoriosa vers la méditerranée.

La plus belle vue sur ces trois villes, on l’a des hauteurs d’Upper Barraca (visité le premier jour).

 

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Il est possible de deviner au delà des bassins en eau profonde, les trois petites villes historiques protégées par des bastions et des forts.

Vittoriosa est de loin la plus spectaculaire.

Nous l’abordons à partir de Cospicua. Son nom provient de conspicuus qui signifie « remarquable », surnom donné lors du siège de 1565. C’est la plus jeune des trois cités. Elle est nichée derrière le dock n° 1, construit au XIXe siècle dans la Dockyard Creek.

 

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Vittoriosa a trois lignes de fortification. Il faut donc passer plusieurs portes pour y pénétrer.

Ses bastions, poivrières et autres courtines s’appuient sur des fondations comptant parmi les plus anciennes de Malte.

 

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Et pour cause, à partir de 1530, Vittoriosa, alors baptisée Birgu (en maltais) fut la première capitale à part entière de l’ordre.

Face au débarcadère, l’église Saint-Laurent.

 

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Une église paroissiale existait déjà au XIIe siècle. Elle a été remplacée au XVe siècle par l’église conventuelle des chevaliers de Malte ( dès 1530).

L’édifice actuel a été bâti entre 1681 et 1697 sur les plans de l’architecte le plus important de cette époque Lorenzo Gafa. C’est un magnifique exemple du baroque roman.

 

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Le grand tableau du maître-autel, Le martyre de saint Laurent, est une ouvre majeure de Mattia Preti.

 

 

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Le musée maritime est installé dans une splendide demeure du XIXe siècle, l’ex-boulangerie de la Royal Navy.

 

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Les amoureux du grand large y sont à leur affaire, entre les maquettes de bateaux, dont celles des embarcations maltaises traditionnelles et celles des chevaliers, et l’ évocation des grandes batailles navales liées à l’histoire de l’archipel.
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Les rues de Birgu sont celles d’un village napolitain avec une vie locale animée.

 

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Chaque ancienne maison maltaise possède trois portes.

La première est une simple grille, la grille des chèvres. Quand les troupeaux de chèvres traversaient la ville, il était possible au propriétaire de la maison d’en isoler une pour la traire et ensuite la relâcher.

 

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Derrière cette grille, une épaisse porte de bois qui est en fait la vraie porte de la maison.

 

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Et enfin la porte vitrée.

 

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Une porte de bois fermée indiquait l’absence des propriétaires. Lorsque la porte vitrée est fermée, ils sont présents et se reposent.

Lorsque quelqu’un est présent et réveillé (!), les portes sont ouvertes et la grille fermée pour assurer la protection des enfants.

 

Les portes à Malte sont splendides. Les plus belles d’entre elles possèdent des heurtoirs de toute beauté.

Cette tradition des heurtoirs était partagée par de nombreux pays d’Europe, vers le XIVe ou XVe siècle notamment, mais l’électrification et l’installation de sonnettes l’ont fait disparaître. A Malte, elle perdure et l’imagination ne manque pas pour décorer les portes : poissons (supposés porter chance), lions, personnages religieux ou mythologiques, formes diverses qui stimulent la réflexion du passant… Chaque rue offre son lot de découvertes.

 

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Tous donnent envie de frapper à la porte, une porte sur laquelle la clé est dans la serrure lorsque les habitants de la maison sont au logis. On entre et on s’annonce. C’est aussi simple que ça !

 

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C’est ici que se termine cet agréable voyage plein de découvertes.

 

 

Pour compléter :

http://www.thethreecities.org/

http://www.visitmalta.com/fr/the-three-cities

http://www.ottsworld.com/blogs/three-cities-malta/

https://www.youtube.com/watch?v=JmWwb0wh3Mc

https://www.youtube.com/watch?v=Lum0HYnM124

http://voyagesfilippiens.over-blog.com/article-saou-chante-mozart-les-trois-cites-de-malte-115452247.html

http://iberikabcn.blogspot.be/2013/09/malte-une-ile-de-heurtoirs-et-balcons.html

http://www.cargos-paquebots.net/Reportages_divers/Malte-Gozo-Comino-09-1996/Malte_1996-02.htm

http://atasteofmylife.fr/2014/01/22/malte-vittoriosa/

Et encore !

http://finallymydarling.com/magnificient-malta/

 

Références :

Malta &Gozo, Lonely Planet 2013

Malta/Gozo, Eric Strijbos en Bonnie Posner, Dominicus Landengids 2012

Malte, Jean-Marie Boëlle, Edition Mondeos 2015

Malte (5) : MOSTA, RABAT, MDINA

Les villes du centre de l’île de Malte : Mosta, Rabat et Mdina

MOSTA

Le nom de cette importante agglomération (8000 habitants) dérive d’un mot arabe signifiant  » central « . Sa position géographique au cœur de l’île explique ce qualificatif.

La ville est dominée par la gigantesque coupole de l’église St Marie, bâtie dans un style néo-classique entre 1833 et 1871 sur l’emplacement de l’ancienne église datant de 1614.

 

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Cet édifice imposant, dont la façade s’inspire du Panthéon de Rome, constitue une véritable gageure pour l’époque. Durant 27 ans, des bénévoles ont élevé autour d’une première petite église ce gigantesque édifice à l’aide de poulies, et sans aucun échafaudage.

L’église peut contenir jusqu’à 10000 personnes et sa coupole, haute de 67 mètres, passe pour être la troisième du monde.

 

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Mais la Rotonde de Mosta est, surtout, connue pour l’incident, ou plutôt le miracle, qui survint le 9 avril 1942. La Luftwaffe lâcha 3 bombes : les deux premières rebondirent mais la troisième, une bombe de 200 kg, perça le dôme de l’église dans laquelle près de 300 fidèles assistaient à l’office : elle tomba au sol et n’explosa pas.


Lors de l’opération de déminage, il s’avéra qu’elle était remplie de sable et non d’explosifs : un sabotage signé des travailleurs forcés de l’usine Skoda, en Tchécoslovaquie sous domination allemande. Une réplique de la bombe est visible dans le petit musée annexé à l’église.

 

Ta’Qali

Voilà un village construit sur le site de l’ancienne base aérienne de la Deuxième Guerre mondiale, avec des huttes Nissen autrefois utilisées comme abris antiaériens.

Des artisans qualifiés y dévoilent leur talent entre autres dans le soufflage de verre, la fabrication de bijoux et la poterie.

 

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RABAT

Toutes les rues sont décorées pour la fête de Saint-Joseph, patron de la localité. Il est vrai que les Maltais sont friands de ces fêtes. Il y en a de nombreuses dans l’année étant donné le nombre d’églises sur une si petite étendue.

 

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Tout au long de l’été, les Festas animent l’île de Malte. Chaque village organise, derrière sa fanfare, une procession en l’honneur de son saint patron. Malgré leur aspect récréatif, ces manifestations religieuses sont prises très au sérieux par les Maltais. Une occasion pour la population d’affirmer son identité et d’afficher sa dévotion.

Hérité d’une longue présence de l’Ordre des Chevaliers de Malte, le catholicisme est ici une religion d’état. Le divorce et l’avortement sont interdits. Ce peuple est catholique à 97% et 60% de la population se déclare pratiquante.

 

Malte est également célèbre pour être la terre d’accueil de St-Paul qui s’échoua sur ses rives après un naufrage en se rendant à Rome en 60 après J.-C. et a évangélisé l’île en quelques mois.

La grotte de Saint-Paul aurait accueilli l’apôtre après son naufrage. Ses parois,dit-on, possèdent un pouvoir miraculeux. Durant des siècles, les pèlerins les ont usées en les grattant et en s’y frottant.

 

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MDINA

Les villes de Rabat et de Mdina seront séparées lors de la domination arabe par la construction de remparts et de fossés.

Leurs noms respectifs viennent de l’arabe : Mdina  » la cité  » et Rabat  » camp militaire et religieux « .

Habitées depuis des millénaires, ce site stratégique vit s’installer successivement les Phéniciens, les Romains, les Arabes , les Normands, les Espagnole et même les Français ! Avec l’armée napoléonienne d’occupation qui laissa de mauvais souvenirs ….


C’est le règne des Normands qui laisse à cette cité médiévale ses plus beaux monuments avant que le tremblement de terre de 1693 n’en détruise une grande partie.

Sous les Normands la ville de Mdina prend le titre de  » Città Notabile  » (la Notable) et reste la capitale de Malte jusqu’à l’arrivée des chevaliers.

Les chevaliers préférant édifier une nouvelle capital délaissèrent Mdina ; ce qui marqua le déclin irrémédiable de cette dernière.

Aujourd’hui, sa population ne dépasse pas les 500 habitants, parmi lesquels on compte quelques-unes des grandes familles de la noblesse maltaise.

Ville historique, ville-musée, Mdina conserve dans ses rues étroites une vie mystérieuse que semblent protéger ses églises, ses palais et ses couvents.

Les Maltais lui ont donné un nouveau surnom : la cité du silence. Afin de préserver toute la magie de ce lieu intemporel,  la circulation des voiture y est restreinte (seul les habitants de la cité peuvent y pénétrer avec leur véhicule).

D’abord c’est la Porte de Mdina, encadrée de pilastres à bossages, chapeautée d’une volute et frappée des armes du Maître portuguais Antonio Manuel de Vilhema qui officiait entre 1722 et 1736. C’est une porte baroque qui s’ouvre sur la cité médiévale.

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En remontant vers le Nord, après la place Saint-Paul, Triq Villegaignon longe l’église des Carmes.

 

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L’église et le prieuré carmélites furent édifiés entre 1660 et 16751, à la suite de l’arrivée de la première communauté carmélite à Rabat au XVe siècle. C’est dans cette église que commença l’insurrection contre les Français en 1800 lorsque les biens du couvent furent mis aux enchères par les troupes de Bonaparte.

L’église est construite en ellipse et arbore un style baroque. La peinture y occupe une place importante avec une toile de Stefano Erardi (1677) surplombant l’autel ainsi que des peintures de l’artiste maltais Giuseppe Cali.

 

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Avec ses baies à fenêtres géminées ajoutées au 15e siècle, le Palazzo Falzon est un parfait exemple de l’architecture siculo-normande

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De style baroque bien que dotée d’une façade monumentale peu surchargée pour l’époque, la cathédrale Saint-Paul est le chef-d’œuvre de L.Gafà.

 

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Elle a été édifiée en 1702, après 5 ans de travaux, à l’emplacement d’une première église datant de la fin du XIIe siècle et qui fut détruite par le tremblement de terre de 1693. Seuls le chœur et la sacristie échappèrent au désastre et furent intégrés à la nouvelle construction.

L’intérieur de la cathédrale est richement décoré.

 

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Le maître-autel est décoré d’une peinture de Mattia Preti qui représente la conversion de Saint-Paul sur le chemin de Damas.

 

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Au-dessus, une peinture représente le naufrage dans la tempête et l’intervention de Dieu conduisant ainsi Saint-Paul à séjourner à Malte. C’est aussi une peinture de Mattia Preti antérieure au grand tremblement de terre de 1693.

Sur le côté gauche, un orgue construit par A. Rossi (Naples) et installé en 1774. Il a été rénové par R. Buhagiar en 2005.

 

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Juste à côte, la chapelle de l’Annonciation.

 

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Sur la droite, dans la chapelle du Crucifix, une croix due à Fra Innocenzo da Pretalia Soprana. C’est un lieu de recueillement pour de nombreux fidèles.

 

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Comme dans la cathédrale de La Valette, le pavement est recouvert d’étonnantes pierres tombales en marbre polychrome : le macabre se mêle au sacré pour perpétuer la mémoire des plus illustres membres de l’aristocratie maltaise.


C’est aussi un grand jour pour ce couple rencontré à la fin de notre visite.

 

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Pour compléter :

http://aufilduvent65.over-blog.com/2014/03/3.-mosta-et-mdina.html

http://prici.canalblog.com/archives/2015/11/08/32897043.html

http://www.wlaps.com/photo-rues-rabat-mdina-malte/

https://fr.wikipedia.org/wiki/L-Imdina

http://www.brunette.brucity.be/pagodes1/malte/11_mdina_rabat.htm

http://www.ibcousinie.info/Malte/Mdina.htm

http://mysweetescape.fr/2013/01/21/malte-mdina-rabat/

Plus général :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_maltaise

Malte (4) : L’île de GOZO

L’île de GOZO

 

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On dit de l’île « petite soeur » de Malte qu’elle serait l’île de Calypso, où Ulysse, le héros de l’Odyssée d’Homère, est resté 7 ans sous l’emprise de la nymphe Calypso.

Départ matinal en autocar pour l’embarcadère de Cirkewwa à l’extrémité ouest de l’île, suivi par une traversée de 25 minutes, puis débarquement à Mgarr, le port principal de Gozo.

Avant d’arriver à Gozo, le bateau passe au large de Comino. Cet îlot rocheux de 2,5 km², où poussent de rares pins et mimosas, doit son nom au cumin, épice autrefois cultivée dans l’île.

Aujourd’hui, la population ne dépasse pas une dizaine de personnes, auxquelles s’ajoutent en saison les résidents des deux hôtels.

La tour Sainte Marie est la structure la plus visible de l’île.

 

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Sa construction date de 1416, quand les maltais ont adressé une pétition à leur roi Alphonse V d’Aragon, afin de construire une tour sur Comino dans le sud-ouest de l’île, en face du port de Cirkewwa, pour servir de premier système d’alarme en cas d’invasion et dissuader les Turcs, pirates, contrebandiers et corsaires d’utiliser Comino comme cachette et d’organiser des sorties dévastatrices sur les îles sœurs de Malte et Gozo.

Deux ans plus tard, pour lever des fonds pour ce projet, le roi préleva une taxe spéciale sur l’importation du vin, mais détourna de l’argent dans ses coffres ; l’île est restée non défendue pendant deux cents autres années.

Finalement, en 1618 l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem sous le Grand Maître Wignacourt a érigé la Tour Sainte-Marie (Maltais : it-Torri ta’ Santa Marija), située approximativement dans le centre de la côte sud de l’île. La tour faisait partie d’une chaîne de tours défensives situées à des points stratégiques le long du littoral des îles maltaises et servant de moyens de communications très améliorés entre Malte et Gozo.

Dès que l’on circule sur l’île de Gozo, après avoir débarqué du ferry, on peut très vite apercevoir au loin la belle église dédiée à Saint Jean-Baptiste.

Située à Xewkija, elle a été construite entre 1952 et 1969. Elle est de style néo-renaissance ; la coupole s’inspire de l’église Santa Maria della Salute à Venise (située au début du Canal Grande). Après Saint-Pierre de Rome, elle est la plus haute d’europe.

 

 

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Visible des principaux points de l’île elle donne ainsi le ton sur une certaine richesse architecturale de Gozo.

Gozo, avec ses 68 km², est une entité géographique et, dans une moindre mesure, historique différentes de celle de Malte. Ce peuple de pêcheurs et d’agriculteurs a souvent été qualifié d’austère, réservé et même un peu têtu. Avec ses paysages verdoyants et ses collines, sa côte souvent sauvage et ses fêtes villageoises particulièrement exubérantes, Gozo séduit le voyageur à la recherche de promenades paisibles et d’un authentique dépaysement.

Au nombre de ses attractions touristiques, l’île compte deux temples situés à Ggantija.

Les temples de Ggantija sont les plus anciens temples non encastrés au monde (rien que ça). De grandes proportions (ils devaient s’élever à une quinzaine de mètres), ils sont constitués de monolithes, certains de taille impressionnante.

 

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Le nom Ggantija trouve son origine dans le mot maltais signifiant « géant » car les habitants de Gozo ont pendant longtemps cru que les deux temples avaient été construits par des géants.

Cette croyance est due à la taille des mégalithes, mesurant 5 mètres de long et pesant jusqu’à 50 tonnes.

Les temples de Gozo ont été bâtis entre 4100 et 3000 av. JC et sont ainsi plus anciens que ceux de Stonehenge en Grande-Bretagne. Ils ont été découvert en 1827. A l’époque, ils ont été peints par un aquarelliste allemand, Brockdorf. On dispose ainsi d’excellentes images sur une décoration qui a depuis lors disparu.

 

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La fameuse « fenêtre d‘Azur » ( « It Tieqa » en maltais) est une porte rocheuse naturelle de 20 m de haut et de 100 m de long, façonnée par l’érosion.

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Pause de midi à Xlendi , charmant petit village situé dans un site naturel au fond d’une longue crique étroite, cerné par deux hauts éperons rocheux et protégé par une tour de guet bâtie en 1658 par les chevaliers. A droite, la grotte Carolina (« Ghar Ta’ Karolina ») qui, selon la légende locale, servait de baignade en toute discrétion pour les nonnes des environs.

 

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Petit arrêt dans une coopérative (« Fontana Cottage ») qui met en évidence la production dentelière locale et des produits régionaux comme la liqueur de caroube.

 

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Le croisement de bus est parfois problématique dans ces routes très étroites !

 

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De son ancien nom « Rabat « , Victoria est la principale ville de Gozo, avec ses 6500 habitants.

Elle a été rebaptisée en 1897 pour commémorer les 60 ans de règne de la reine Victoria. Tant par les fortifications de sa citadelle que par sa position sur un haut plateau au cœur de l’île, cette cité habitée depuis l’époque romaine fait songer à Mdina.

S’il ne subsiste aucun vestige de cette période, la citadelle ou  » Gran Castello  » témoigne des terribles incursions turques dans l’île.

 

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Ainsi, en 1551, les troupes de Sinan Pacha et de Dragut prirent d’assaut la citadelle et emmenèrent en captivité environ 7000 Gozitains pour les vendre en esclaves.

Après l’ascension du  » Castle Hill  » qui conduit à la citadelle, se dresse la cathédrale, un élégant édifice de style baroque construit entre 1697 et 1711. Les fouilles sur le site de la cathédrale ont mis en évidence des vestiges d’un temple phénicien dédié à Astarté, d’un temple romain dédié à Junon et d’une église antérieure à l’arrivée des Arabes (870).

 

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Sur cette tour, une horloge avec l’heure exacte !

 

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A Malte, la plupart des églises possèdent deux horloges, une par clocher, suivant le plan classique des églises baroques. L’une avec l’heure réelle tandis que l’autre est erronée. Selon la légende, il s’agirait d’une tromperie pour duper le diable. Ce subterfuge a été mis en place afin que celui-ci ne sache pas l’heure réelle de la messe et vienne faire fuir les personnes se rendant à l’office. Les croyants eux connaissant l’heure véritable. Cette croyance est visible sur la plupart des églises de l’île. Cette pratique plutôt originale, marque l’attachement des maltais à la religion chrétienne et son concept de diable.

 

De la-haut, un panorama remarquable sur 360°

 

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Un point fort de la visite à Rabat sera «Gozo 360°», un montage audiovisuel sur grand écran retraçant l’histoire de l’île.

 

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Pour compléter :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Comino

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Gozo

http://www.lesvadrouilleurs.net/recits-de-sejours/gozo-la-petite-soeur-sauvage-mais-authentique-de-malte/

http://happyusbook.com/malte-gozo

https://www.youtube.com/watch?v=97LHjmgxNt8

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ggantija

https://www.youtube.com/watch?v=fQeRmkdLpx8

http://www.megalithicodyssey.com/apps/blog/categories/show/2064701-malta-gozo-islands-mediterranean

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fen%C3%AAtre_d’Azur