Westphalie (3) : Nordkirchen et Kalkaar


Troisième journée : Nordkirchen et Kalkaar

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Nordkirchen, le « Versailles de Westphalie ».

Le prince-évêque de Münster, Friedrich Christian von Plettenberg, fait l’acquisition de l’ancien château médiéval en 1694. Il décide de construire sur son emplacement un nouvel édifice. Les travaux du nouveau château commencent en 1703 sous la direction de Gottfried Laurenz Pictorius. En 1723, le neveu du prélat, Ferdinand von Plettenberg fait appel à l’architecte Johann Conrad Schlaun qui le termine en 1734.

Le château passe ensuite entre les mains du fils de Ferdinand von Plettenberg, le comte Franz Joseph, puis de son petit-fils, Franz Joseph Anton.

À la mort du dernier des Plettenberg, en 1891, le château devient la propriété de la branche hongroise de la famille, les Esterhazy.

Il est vendu en 1903 au duc Engelbert-Marie d’Arenberg.

Au début du XXe siècle, les jardins sont redessinés selon leur style initial, avec les parterres de broderies, l’allée des sculptures, l’île de Vénus.

 

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Les plans de transformation des parcs du château prirent fin à l’éclatement de la Première Guerre mondiale. L’ensemble fut de moins en moins entretenu et se délabra presque complètement jusqu’à la prise en charge par le Land de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie en 1958.

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A partir de cette date, le château et l’orangerie furent restaurés pour devenir le cadre de l’Institut Universitaire de Technologie des Finances et les premières mesures de remise en état des parcs furent prises, principalement dans le jardin nord et le jardin est, ainsi que sur l’île du château.

Les murs de ce vaste édifice abritent des œuvres d’art intéressantes

Au plafond de la chapelle, on trouve une représentation en trompe-l’œil sur toile de l’Assomption de la Vierge entourée à chaque coin d’une représentation en haut relief des quatre évangélistes accompagnés de leurs symboles respectifs.

 

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Dans le vestibule, on trouve des peintures de l’italien Rico, mais également ses imitations de marbre noir sur des colonnes en bois. Des bustes de marbres des anciens propriétaires (Ferdinand von Plettenberg) et dans l’ escalier, une magnifique statue de lui, enfant, accompagné de son chien.

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La salle de Jupiter est richement décorée.

 

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Lors de cette intéressante visite, la guide locale attira notre attention sur un roman de Michel de Didisheim : « Tu devais disparaître ». Ce roman se base sur l’histoire d’une petite fille à laquelle on a masqué son ascendance maternelle. Elle était l’arrière- petite-fille de la rien Victoria. Elle a épousé en seconde noce un Arenberg, a vécu à Nordkirchen pendant la guerre et sera enterrée dans la chapelle du château d’Enghien.

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Kalkar

Le principal monument de la ville est l’église Saint-Nicolas (Sankt Nicolai), qui contient de nombreux retables et notamment le retable de la Passion de Maître Arnt (actif de 1460 à 1491), l’artiste le plus influent du Rhin inférieur à cette époque.

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À la fin du Moyen âge, les ateliers de la région du Bas-Rhin déploient une intense activité dans le domaine de la sculpture. Dans les villes de Kalkar et de Xanten, de grands retables d’autels y témoignent encore de la virtuosité technique et de l’imagination fertile des sculpteurs qui firent la réputation de ces centres de production.

Ainsi, on trouve à Kalkar les œuvres de l’un des artistes les plus importants, maître Arnt, dont l’activité est attestée à partir des années 1460.

L’influence de cet artiste sur les autres sculpteurs de son temps fut considérable : ses œuvres témoignent d’une familiarité avec les œuvres de Rogier van der Weyden, notamment par l’intensité dramatique de la représentation, servie par des compositions efficaces et une puissante plastique

 

Maître-autel : sculptures de Maître Arnt et de ses successeurs Jan van Halderen et Ludwig Juppe, tableaux de Jan Joest et de ses élèves.

Le retable ouvert a pour thème la Passion du Christ. La représentation est répartie sur la panneau central, mais elle commence dès la prédelle, avec l’entrée à Jérusalem et la Cène, et se poursuit sur les tableaux du volet droit avec la Résurrection, l’Ascension, la Pentecôte et la Mort de la Vierge.

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Le retable sculpté donne à voir une superposition et un enchevêtrement d’un très grand nombre de scènes petites et grandes autour de la vie et de la Passion de Jésus avec, comme couronnement, la scène de la crucifixion dans le haut de la partie centrale. On peut observer que le retable est composé de morceaux sculptés individuellement puis assemblés; avec le temps, cette composition apparaît plus clairement. La peinture des panneaux, d’usage à l’époque, aurait cachés les coupures, mais les panneaux n’ont pas été peint, soit par manque d’argent, soit parce que les goûts avaient évolués.

Autel des sept douleurs : Henrik Douverman, Hendrik Grotens et Ferdinand Langenberg

Partant de la personne de l’ancêtre Jesse, figuré dans la prédelle, les branches richement ciselées s’élèvent et enlacent les autres ancêtres de Jésus qui encadrent la structure à compartiment de l’écrin central. Le chêne cassant semble libéré de ses contingences, tant il se tord et se plie jusqu’à monter dans une auréole rayonnante qui contenait autrefois une statue pieuse, remplacée par une Vierge à l’Enfant en gloire de style néo-gothique.

 

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Tout en relatant des scènes bibliques, Douverman conserve l’usage de l’époque de représenter des personnages vêtus selon la mode du jours. Les vêtements des personnages importants contiennent tous les attributs de la mode du jour. Cela se voit particulièrement bien dans les personnages qui paradent devant les crucifiés. Et même dans la présentation au temple, l’enfant Jésus est emmailloté comme c’était alors l’usage.

Autel de saint Georges : Maître Arnt, Derick Baegert, Ludwig Jupan

La partie centrale du retable est l’œuvre de Maître Arnt, aussi appelé Arnt van Zwolle, ou Arnt Beeldesnider (« Arnt le scupteur »), et se présente dans sa forme originelle. Le panneau a été commencé vers 1480 et achevé en 1492. La vie et le martyre de Georges, comme racontés par la légende, sont décrits dans neuf scènes. Elles sont représentées dans un arrière-plan commun, séparé en trois parties par deux fines colonnes torsadées. La scène centrale montre saint Georges à cheval qui défait le dragon. À ses côtés, agenouillée, la princesse Aja délivrée par Georges, et au-dessus le père de la princesse, roi de la ville légendaire Sibèle menacée par le dragon.

 

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Autel de la Vierge Marie : Ludwig Jupan

 

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Autel de Crépin et Crépinien : Kerstgen van Ringenberch

 

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Autel de la Trinité : Arnt van Tricht

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Autel de saint Jean-Baptiste : Arnt van Tricht

 

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Autel de saint Jacques : Maître Rutger et un élève de Maître Arnt

 

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Autel de sainte Anne trinitaire : inconnu.

 

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On remarque encore ce lustre élégant de la Vierge en gloire.

 

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Il consiste en un piédestal avec des figures auxquelles sont attachées des porte-cierges métalliques; au centre une double Vierge, debout sur une lune, entourée d’une mandorle de rayons de soleil et complètement entouré d’un arbre de Jessé.

Retable de la Mort de Marie

 

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Vitraux

Ce qui rend l’église unique, c’est le lien existant entre ces œuvres d’art médiéval et les fenêtres contemporaines, réalisées par le biologiste, physicien et peintre de vitraux Karl-Martin Hartmann en l’an 2000.

 

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Orgue

L’orgue a été construit par le facteur d’orgue Seifert, de Kevelaer, en 1968. Il possède des claviers et registres électroniques. L’orgue est enchâssé dans un buffet qui avait été construit pour l’orgue précédent.

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Pour compléter :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Nordkirchen

https://de.wikipedia.org/wiki/Schloss_Nordkirchen

http://cmsfr.eghn.org/nordkirchen-garten.html

http://www.ruhrnachrichten.de/bilder/nordkirchen/cme119855,3085387

http://www.lalibre.be/culture/livres-bd/didisheim-le-roman-d-un-siecle-51b8ba11e4b0de6db9bae5e9

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Nicolas_%28Kalkar%29

Le mot de la fin

Ainsi ce termine un agréable voyage à la découverte d’un patrimoine intéressant.

Merci à Geneviève qui l’avait organisé et à Isabelle (Art&Fact) qui nous a si bien guidé durant ces trois journées bien remplies.

 

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