Malte (4) : L’île de GOZO


L’île de GOZO

 

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On dit de l’île « petite soeur » de Malte qu’elle serait l’île de Calypso, où Ulysse, le héros de l’Odyssée d’Homère, est resté 7 ans sous l’emprise de la nymphe Calypso.

Départ matinal en autocar pour l’embarcadère de Cirkewwa à l’extrémité ouest de l’île, suivi par une traversée de 25 minutes, puis débarquement à Mgarr, le port principal de Gozo.

Avant d’arriver à Gozo, le bateau passe au large de Comino. Cet îlot rocheux de 2,5 km², où poussent de rares pins et mimosas, doit son nom au cumin, épice autrefois cultivée dans l’île.

Aujourd’hui, la population ne dépasse pas une dizaine de personnes, auxquelles s’ajoutent en saison les résidents des deux hôtels.

La tour Sainte Marie est la structure la plus visible de l’île.

 

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Sa construction date de 1416, quand les maltais ont adressé une pétition à leur roi Alphonse V d’Aragon, afin de construire une tour sur Comino dans le sud-ouest de l’île, en face du port de Cirkewwa, pour servir de premier système d’alarme en cas d’invasion et dissuader les Turcs, pirates, contrebandiers et corsaires d’utiliser Comino comme cachette et d’organiser des sorties dévastatrices sur les îles sœurs de Malte et Gozo.

Deux ans plus tard, pour lever des fonds pour ce projet, le roi préleva une taxe spéciale sur l’importation du vin, mais détourna de l’argent dans ses coffres ; l’île est restée non défendue pendant deux cents autres années.

Finalement, en 1618 l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem sous le Grand Maître Wignacourt a érigé la Tour Sainte-Marie (Maltais : it-Torri ta’ Santa Marija), située approximativement dans le centre de la côte sud de l’île. La tour faisait partie d’une chaîne de tours défensives situées à des points stratégiques le long du littoral des îles maltaises et servant de moyens de communications très améliorés entre Malte et Gozo.

Dès que l’on circule sur l’île de Gozo, après avoir débarqué du ferry, on peut très vite apercevoir au loin la belle église dédiée à Saint Jean-Baptiste.

Située à Xewkija, elle a été construite entre 1952 et 1969. Elle est de style néo-renaissance ; la coupole s’inspire de l’église Santa Maria della Salute à Venise (située au début du Canal Grande). Après Saint-Pierre de Rome, elle est la plus haute d’europe.

 

 

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Visible des principaux points de l’île elle donne ainsi le ton sur une certaine richesse architecturale de Gozo.

Gozo, avec ses 68 km², est une entité géographique et, dans une moindre mesure, historique différentes de celle de Malte. Ce peuple de pêcheurs et d’agriculteurs a souvent été qualifié d’austère, réservé et même un peu têtu. Avec ses paysages verdoyants et ses collines, sa côte souvent sauvage et ses fêtes villageoises particulièrement exubérantes, Gozo séduit le voyageur à la recherche de promenades paisibles et d’un authentique dépaysement.

Au nombre de ses attractions touristiques, l’île compte deux temples situés à Ggantija.

Les temples de Ggantija sont les plus anciens temples non encastrés au monde (rien que ça). De grandes proportions (ils devaient s’élever à une quinzaine de mètres), ils sont constitués de monolithes, certains de taille impressionnante.

 

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Le nom Ggantija trouve son origine dans le mot maltais signifiant « géant » car les habitants de Gozo ont pendant longtemps cru que les deux temples avaient été construits par des géants.

Cette croyance est due à la taille des mégalithes, mesurant 5 mètres de long et pesant jusqu’à 50 tonnes.

Les temples de Gozo ont été bâtis entre 4100 et 3000 av. JC et sont ainsi plus anciens que ceux de Stonehenge en Grande-Bretagne. Ils ont été découvert en 1827. A l’époque, ils ont été peints par un aquarelliste allemand, Brockdorf. On dispose ainsi d’excellentes images sur une décoration qui a depuis lors disparu.

 

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La fameuse « fenêtre d‘Azur » ( « It Tieqa » en maltais) est une porte rocheuse naturelle de 20 m de haut et de 100 m de long, façonnée par l’érosion.

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Pause de midi à Xlendi , charmant petit village situé dans un site naturel au fond d’une longue crique étroite, cerné par deux hauts éperons rocheux et protégé par une tour de guet bâtie en 1658 par les chevaliers. A droite, la grotte Carolina (« Ghar Ta’ Karolina ») qui, selon la légende locale, servait de baignade en toute discrétion pour les nonnes des environs.

 

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Petit arrêt dans une coopérative (« Fontana Cottage ») qui met en évidence la production dentelière locale et des produits régionaux comme la liqueur de caroube.

 

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Le croisement de bus est parfois problématique dans ces routes très étroites !

 

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De son ancien nom « Rabat « , Victoria est la principale ville de Gozo, avec ses 6500 habitants.

Elle a été rebaptisée en 1897 pour commémorer les 60 ans de règne de la reine Victoria. Tant par les fortifications de sa citadelle que par sa position sur un haut plateau au cœur de l’île, cette cité habitée depuis l’époque romaine fait songer à Mdina.

S’il ne subsiste aucun vestige de cette période, la citadelle ou  » Gran Castello  » témoigne des terribles incursions turques dans l’île.

 

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Ainsi, en 1551, les troupes de Sinan Pacha et de Dragut prirent d’assaut la citadelle et emmenèrent en captivité environ 7000 Gozitains pour les vendre en esclaves.

Après l’ascension du  » Castle Hill  » qui conduit à la citadelle, se dresse la cathédrale, un élégant édifice de style baroque construit entre 1697 et 1711. Les fouilles sur le site de la cathédrale ont mis en évidence des vestiges d’un temple phénicien dédié à Astarté, d’un temple romain dédié à Junon et d’une église antérieure à l’arrivée des Arabes (870).

 

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Sur cette tour, une horloge avec l’heure exacte !

 

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A Malte, la plupart des églises possèdent deux horloges, une par clocher, suivant le plan classique des églises baroques. L’une avec l’heure réelle tandis que l’autre est erronée. Selon la légende, il s’agirait d’une tromperie pour duper le diable. Ce subterfuge a été mis en place afin que celui-ci ne sache pas l’heure réelle de la messe et vienne faire fuir les personnes se rendant à l’office. Les croyants eux connaissant l’heure véritable. Cette croyance est visible sur la plupart des églises de l’île. Cette pratique plutôt originale, marque l’attachement des maltais à la religion chrétienne et son concept de diable.

 

De la-haut, un panorama remarquable sur 360°

 

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Un point fort de la visite à Rabat sera «Gozo 360°», un montage audiovisuel sur grand écran retraçant l’histoire de l’île.

 

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Pour compléter :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Comino

https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_de_Gozo

http://www.lesvadrouilleurs.net/recits-de-sejours/gozo-la-petite-soeur-sauvage-mais-authentique-de-malte/

http://happyusbook.com/malte-gozo

https://www.youtube.com/watch?v=97LHjmgxNt8

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ggantija

https://www.youtube.com/watch?v=fQeRmkdLpx8

http://www.megalithicodyssey.com/apps/blog/categories/show/2064701-malta-gozo-islands-mediterranean

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fen%C3%AAtre_d’Azur

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